05 mai 2009

J'écrirai tout à l'heure. Écoutez.

 

Nicolas Sarkozy (Laurent Gerra) à propos du divorce des Berlusconneries.

28 octobre 2008

Ces vacances, ces habitudes...

Pendant que mon frère est dans sa chambre avec ses amis – ils écoutent de la musique, regardent la télé, jouent à la playstation, parlent foot, sorties, etc. –, je caresse mon chat. J’y ai pensé – à caresser mon chat – quand je me suis rendu compte qu’on était tous les deux tout seul (tous seuls ?) de notre côté. Il faut bien passer un peu de temps avec ses animaux. Ils s’ennuient tellement quand ils sont enfermés. (Enfin, il faut croire qu’ils ne s’ennuient pas tant que ça sinon ils ne demanderaient pas à rentrer deux minutes après avoir été mis dehors...) 

Bref, ce que je voulais dire, c’est que quand mon frère est en vacances, c’est nul. Il y a toujours des inconnus – pour moi seulement, heureusement – à la maison et je n’aime pas ça du tout. Il me semble que j’en avais déjà parlé un jour. Nos chambres étant l’une à côté de l’autre et la mienne la plus au fond, je suis obligé de passer devant sa porte pour rejoindre n’importe quelle autre pièce de la maison. À ce moment précis, c’est la salle de bains que j’aimerais rejoindre. Ce n’est pas que j’aime particulièrement me laver, mais si une personne qui souhaite me rencontrer vient à frapper à la porte, il faut que je sois habillé d’une autre façon qu’en pyjama et je ne vais quand même pas m’habiller sans me laver.

Généralement, je n’ai pas spécialement envie de voir les personnes qui viennent à la maison. Heureusement, elles ne sont pas nombreuses : on peut les compter sur les doigts d’une main. Il y a ma tante-voisine : elle n’a jamais rien à dire, elle ne fait que me communiquer son état dépressif. Elle ne peut pas s’empêcher de conter une anecdote éculée mettant en scène son fils à chaque fois que je lui parle de ce que j’ai fait. Il y a ma cousine (grande / arrière ou j’sais pas quoi) qui est bien sympathique, serviable, intéressante mais qui parle énormément et qui a un accent allemand qui m’endort. Il y a aussi ma grand-mère maternelle qui pense tout le temps qu’on ne sait pas se débrouiller seuls, qui voit des problèmes partout et qui me raconte sa vie comme moi je le fais sur ce blog. Je suis sûr qu’il lui est déjà arrivé de me préciser l’heure à laquelle elle est allée satisfaire ses besoins naturels. Plus occasionnellement surtout depuis qu’elle est à Paris, ma voisine qui a mon âge vient me voir pour prendre ou plutôt pour donner de ses nouvelles. Ça fait 10 ans qu’on se raconte la même chose, 10 ans qu’elle me raconte sa vie, ses ennuis, ses tracas qui sont les mêmes depuis 10 ans, 10 ans que je l’écoute attentivement, 10 ans qu’elle me dit qu’elle a l’impression que je l’écoute vraiment.

Il m’arrive aussi d’aller sortir mon chien à 16 heures 07. C’est l’heure à laquelle une de mes voisines sort son chien-fils en compagnie de ma tante-voisine. C’est une petite vieille assez sympathique. Il y a encore quelques années, elle fumait des roulées. Depuis, elle a arrêté mais ses problèmes respiratoires sont évidents. Quand elle parle, il lui faut reprendre son souffle entre chaque fois, ce qui l’empêche de pouvoir finir ses phrases car ma tante qui ne semble pas encore avoir compris le problème lui coupe sans cesse la parole. Parfois, je lui tente de lui offrir une seconde chance de s’exprimer en lui demandant de reprendre ce qu’elle allait dire. Elle fait le même tour, tous les jours, depuis qu’elle vit ici. Elle observe tout… comme elle sort aussi le matin (vers 6 heures 30 !), elle compare la température de l’après-midi avec celle du matin ; elle regarde les fleurs pousser, les animaux se déplacer, le bois vieillir, l’eau couler, les nuages évoluer, etc.

Je ne sais plus pourquoi je raconte tout ça.