02 septembre 2009

Serpents qui sifflent.

14 mai 2009

Docteur ?

Bonjour,

Vous voulez que je vous parle ? Eh ben, je vais vous parler. Oui, je suis comme ça, moi.

Pourquoi ce silence ? Sachez avant tout que ce n’est pas volontaire. Certes, ma connexion à Internet est stable, mon ordinateur fonctionne très bien et, le moins qu’on puisse dire, c’est que mon emploi du temps n’est pas chargé. Mais depuis quelques mois maintenant, je déprime parce que je ne dors plus. Ou je ne dors plus parce que je déprime, je ne sais pas trop.

Je suis fatigué en permanence ; quand je réussis à m’endormir, c’est pour des heures et des heures et je me réveille avec la même fatigue quand ce n’est pas pire ; je n’ai envie de rien ; la moindre chose devient une corvée ; les jours où je me sens bien sont très rares et je ne sais pas en profiter. Le souci, c’est que tout cela dure depuis un certain temps et les conséquences sur le moral, la mémoire, le physique commencent à devenir handicapantes.

C’est un cercle vicieux. Je n’ai pas confiance en moi, je suis déstabilisé par la moindre remarque (pas forcément négative quand on prend du recul), je ne vois plus personne et lorsque des occasions se présentent, je décline en trouvant des excuses bidons.

Hier matin, par exemple, j’ai voulu me forcer à sortir du lit à une heure raisonnable pour aller faire un tour sur le marché et profiter du soleil (qui lui aussi apparemment passe beaucoup de temps dans son pieu) : j’évite les miroirs jusqu’à ce que je sois sous la douche pour ne pas me décourager et puis une fois habillé, bien obligé de me regarder pour me faire un semblant de coiffure, je suis allé me recoucher tellement la vue de ma tronche, de mon corps m’était insupportable et m’avait énervé. J’en ai d’ailleurs versé quelques larmes d’agacement.

Je suis inconsciemment lent dans mes gestes, dans mes paroles. Mon frère m’a dit que je parlais comme quelqu’un d’ivre. Je suis à table, je me lève pour aller chercher du sucre, par exemple, et une fois dans la cuisine, je suis incapable de me souvenir de ce que je suis venu faire. Ça arrive à tout le monde, certes. Ça m’arrivait avant aussi. Mais pas à ce point. C’est sans arrêt et pour tout. C’est usant, terriblement usant. Et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres.

Bien sûr, je suis allé à plusieurs reprises voir mon médecin pour lui demander de faire quelque chose mais les traitements que nous avons essayés n’ont été que superficiellement efficaces et sur de très courtes périodes. Et maintenant, il ne sait plus quoi faire. C’est une personne ma foi très sympathique qui me connaît depuis que je suis petit mais j’ai l’impression qu’il ne fait prend pas très au sérieux ce que je lui raconte malgré les apparences. Il doit penser que c’est psychologique et il a sans doute raison. Mais ça n’empêche pas de proposer des remèdes, des pistes de « guérison ».

Donc si je ne raconte plus rien ou pas grand chose, c’est parce que à part mon chien, mon chat et mon frère, je ne vois plus personne et à part manger et dormir, je ne fais plus rien. C’est parce que rien ne me fait rire ni sourire, j’ai l’esprit éteint et gris.

deprime.gif

15 novembre 2008

Les mots clés d'octobre 2008

« surveillant de collège et salope »

« lyceen cul »

« orthographe classe de CM1 »

bon je mets plus de guillemets, ça m'énerve :

 

arreter la fac

bébé gogole

couette

fait chier de merde de merde

la surgeneralisation

nous ignorons la chaussette pas le thème

ouf chier merde

quel personnage êtes-vous

tu te ment à la gueule