30 juin 2009
En 7 points.
1) Je me comporte comme un enfant de cinq ans avec mon frère. Je ne lui lâche pas la grappe une seconde. De ma chambre, j’entends son téléphone portable sonner, j’accours : « C’est qui ? Allez, dis-moi qui c’est ! » alors que je sais pertinemment qu’il répond toujours que ce n’est pas mon problème, que ça ne me regarde pas. Je lui pose des questions idiotes, sans aucun intérêt. Je le suis partout comme un petit chien. Il est à son bureau, je me mets sur son lit. Il est sur son lit, je m’assois sur sa chaise de bureau. Je ne sais pas pourquoi je fais ça, c’est ridicule. En tout cas, il est bien patient. Tout à l’heure, il m’a fait supporter la même chose — volontairement et en exagérant — et je n’ai pas tenu plus d’une minute. Nous n’avons pas la même patience, c’est une évidence.
2) Je suis accro au sucre sous toutes ses formes. Je mange un nombre déraisonnable de tablettes de chocolat — au riz, aux noisettes, etc. — et de gâteaux apéritifs. Mais je pense qu’avec les repas normaux, je couvre la totalité de mes besoins nutritionnels. Et je vous rappelle qu’il est vivement déconseillé de grignoter entre les repas. Il faut bouger au moins une demi-heure par jour pour se dépenser. Vous avez mangé vos cinq fruits et légumes aujourd’hui ? Faudra peut-être s’y mettre, hein !
3) J’avais retrouvé un cycle / rythme de sommeil agréablement normal mais il a fallu que je papote sur Internet hier soir jusqu’à 5 heures du matin pour tout décaler. Oh non mais quelle poisse ! Je pense que les anti-dépresseurs commencent à faire leur effet et c’est extrêmement appréciable.
4) Demain, étant donné que mon frère m’abandonne pour une sortie avec ses amis et que je serai donc seul une fois de plus, j’irai peut-être au cinéma qui propose une projection gratuite du film « La chambre du fils » qui a décroché la palme d’or au festival de Cannes en 2001. Le résumé Allocinoch : « Une famille unie dans une petite ville du Nord de l’Italie. Le père, Giovanni, la mère, Paola, et leurs deux enfants, déjà adolescents : Irene, l’aînée, et Andrea, le cadet. Giovanni est psychanalyste. Dans son cabinet qui jouxte son appartement, ses patients lui confient leurs névroses, qui tranchent avec le calme de sa propre existence. Un dimanche matin, Giovanni est appelé en urgence par un patient. Il ne peut pas aller courir avec son fils, comme il le lui avait proposé. Andrea part faire de la plongée avec des amis. Il ne reviendra pas...»
5) J’ai écouté Élie Cohen (économiste pour ceux qui le sauraient pas) dans « Mots croisés » et il m’a appris que la France peut se permettre d’emprunter et qu’elle trouvera d’ailleurs encore des prêteurs pendant un bon moment au vu de sa situation qui sur le plan macroéconomique est loin d’être alarmante. La France fait même partie des bons emprunteurs, elle rembourse bien ses dettes. Ce qui n’est pas le cas du Japon, par exemple. Le grand emprunt prévu pour 2010 par le gouvernement n’est donc pas, du point de vue économique en tout cas, une « catastrophe ». Ce qui est plus gênant, c’est l’utilisation de cet emprunt. Si l’argent n’est pas investi directement et massivement dans les grands domaines porteurs d’espoir, les effets positifs ne pourront se faire ressentir que sur le court terme et, à long terme, c’est une nouvelle crise qui se profilera.
L’autre souci, c’est en politique et il est présent : c’est que le PS ne peut pas critiquer cette décision sans se décrédibiliser dans la mesure où c’était grosso modo une de leurs idées pour une sortie de crise. Sarkozy est vraiment cruel.
6) Je voudrais maintenant crier ma joie au monde entier pour avoir donné l’idée à ma tante M. de rester en vacances une semaine dans son autre chez elle, dans un autre département. C’est une joie que de pouvoir dormir la matinée entière sans être irrité par les coups de sonnette intempestifs, de pouvoir traîner en pyjama les cheveux en bataille, la tête en vrac sans craindre les toc toc violents contre la porte vitrée, bref, de pouvoir vivre tranquille, sans pression extérieure. Ouf !
7) Oh et j’oubliais de dire que je dois augmenter ma masse musculaire et que, ça, c’est pas de la tarte ! Je me suis mis sur la machine de guerre qu’on a achetée à Décathlon il y a déjà un p’tit bout de temps — qui a d’abord servi d’étagère à linge avant que mon frère ne l’utilise assidûment — et… j’ai fait bronzette car elle est placée juste en dessous d’un grand velux. Après, j’ai essayé de soulever les deux disques de 10 kilos chacun avec mes jambes mais au bout de deux levées, j’en avais déjà marre. Alors j’ai essayé les deux petits haltères de 1 kilo chacun pour les épaules mais c’était pas mieux, ça fait tellement mal que je vois mal comment je vais pouvoir me « muscler ». Pour terminer, je me suis dit que faire des abdos (avec les jambes en ciseau et avec les relevés de buste + rotation), vu que c’est sans matos, ce serait plus facile et moins pénible. Tu parles ! Un calvaire ! À ce rythme-là, je peux espérer se voir dessiner mon premier abdo pour mon 60ème annivesaire.
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29 juin 2009
Cœur de Pirate
Côte contre côte nos corps vibrent partant
Et dans ces courses sans dérive
On tombe presque hors champ
Et dans tes rires qui défoncent plus que l’égo qui te prend
Tu nous réduis à l’impossible dans tes tourmentsEt sans gêne tu te défonces, tu ne comprends pas
Car nous avions une belle histoire, tu le nieras pas
Par contre tes cris défoncent les murs de ton appartement
Pour atteindre mon coeur qui meurt un peu plus à chaque instantCar ensemble rime avec désordre,
Et l’homme que tu es n’est plus que discorde
Car ce que tu es rime avec regrets
Pour ma part je n’ai que ceux qui restent à jamaisTête contre tête tu m’as vaincu juste à temps
Et quand tu es revenu
Tu n’étais plus comme avant
Et tes mensonges tiennent le seul homme que tu pourrais être
Mes plaies s’ouvrent un peu plus à chaque fois que tu t’entêtesEt sans gêne tu te défonces, tu ne comprends pas
Que tu détruis une belle histoire, je le nierai pas
Par contre nos cris détruisent les murs de ton appartement
Pour atteindre l’amour qui meurt un peu plus à chaque instantCar ensemble rime avec désordre,
Et l’homme que tu es n’est plus que discorde
Car ce que tu es rime avec regrets
Pour ma part je n’ai que ceux qui restent à jamaisCar ensemble rime avec désordre,
Et l’homme que tu es n’est plus que discorde
Car ce que tu es rime avec regrets
Pour ma part je n’ai que ceux qui restent à jamais
03:07 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
25 juin 2009
Cuisine/Extérieur
Et Pascale qui dit à Ed que sa cuisine est mal rangée... de quoi vais-je avoir l'air ?
13:42 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
23 juin 2009
Mes p'tits loulous
À 13 heures, je m’en vais à Brime-sur-Âgemon* en espérant pouvoir récupérer le matériel de soin prescrit par les urgences pour mon frère. Il va de soi qu’à cette heure-là, c’était fermé. Mais je suis parti sans regarder l’heure. Bon maintenant je vous indique l’heure parce que j’ai regardé ma montre une fois devant l’officine Donc je suis retourné à la maison, j’ai hurlé depuis le rez-de-chaussée : « C’est ferméééé ! » puis je suis monté à l’étage. J’aurais pu attendre d’être à l’étage pour dire « C’est fermé. » sans hurler mais non, je préfère hurler.
Après ça, j’ai attendu en lisant un chapitre D’Alice au pays du langage sur les morphèmes et les phonèmes. On sait déjà qu’une consonne sans voyelle, c’est comme une plage sans sable mais comment le dire savamment ? Eh bien comme ça : « Une consonne ne peut s’articuler sans appui vocalique ». Et à 14 heures, je suis reparti. Je vais te faire un plan de ma place.

Je pars de chez moi (2), je file à toute vitesse jusqu’en (1), chez ma tante. Je m’arrête devant la fenêtre, je traverse sa pelouse pour lui dire « Je vais à la pharmacie ! » et je m’apprêtais à faire demi-tour avant même d’avoir prononcé la dernière syllabe mais non, elle a arrêté le ménage et p’is tout pour venir avec moi car elle avait besoin de… sacs aspirateur. Là, je me suis dit « Oh non, purée ! » parce que je peux vous dire que c’est pas une tornade la Monique ! J’avais même pas fait 2m avec la voiture qu’il a fallu s’arrêter parce qu’elle s’est aperçu qu’elle avait oublié de fermer sa fenêtre de maison.
Arrivés à Brime-sur-Âgemon*, je suis allé à la pharmacie, seul (ouf !). La pharmacienne parlait ménopause à voix basse avec une maman de 45 ans et sa fille. J’ai fait style (j’ai fait style… MDR !) que je rêvassais. C’est moche la ménopause ! MDR !
Puis vint mon tour. Elle me pose des médicaments avant même que j’ai le temps de dire quoi que ce soit puis ajoute :
- « Je vous mets les gouttes avec ? »
- « Euh… c’est pour moi tout ça ? »
- « C’est pour votre amie, non ? »
- « J’suis pas au courant. »
- « Aaaaaaaaah non, je suis bête ! Je vous ai confondu avec une personne qui est venue tout à l’heure et qui devait venir récupérer les médicaments à cette heure-là. Excusez-moi. »
C’est vraiment moche la ménopause.
Elle m’a mis 50 000 boîtes de sparadraps gras. Ça coûte une fortune. La sécurité sociale en rembourse une partie mais c’est pas folichon. Enfin, c’est déjà pas mal qu’elle rembourse des merdes pareilles . Bref !
Après j’ai mis ma carte vitale à jour. Enfin, je crois. Parce qu’elle m’a même pas demandé ce qu’il fallait changer alors j’sais pas si on s’est bien compris. Enfin tout ça pour dire que ça met une éternité au serveur qui gère les contenus des cartes vitales, j’ai cru que j’allais m’effondrer de rester debout aussi longtemps. Je tiens pas debout, en fait.
Bon bref, bref et bref ! Pendant ce temps, ma tante devait acheter des sacs aspirateurs, dans un magasin qui vend de l’électroménager pas très loin mais en fait, c’était fermé. Je le savais que c’était fermé avant même d’entrer dans la pharmacie mais pour pas qu’elle vienne avec moi, je lui ai dit : « Bah frappe à la porte au cas où ! Puis regarde les horaires ! ».
Donc on est allé dans un autre magasin de ce genre un peu plus loin avec la voiture qui pollue pas donc ça va. Elle m’énervait comme c’est pas permis en racontant sa vie alors qu’on a qu’à demander des sacs aspirateur p’is c’est réglé ! Déjà qu’au lieu d’arracher le petit bout du sachet sur lequel figurent les références, elle emmène le carton complet, faut pas avoir peur du ridicule (ou de se faire remarquer tout simplement…). Après, faut qu’elle en rajoute : et vas-y que c’est pour 50 ans de mariage qu’on me l’a offert alors j’y tiens, et vas-y que tu connais mon mari, vous avez été à l’école ensemble et blablabla ! Après, trois heures pour faire le chèque ! Oh elle m’énerve… il est évident qu’elle a des difficultés avec l’écrit. Alors elle est obligée de faire semblant de réfléchir (ça lui va pas) avant d’écrire. C’est à se demander si elle va arriver à arracher le chèque ! Donc on a passé 3 heures pour des sacs aspirateur !
Après on est rentré à la maison. J’ai donné les pansements à mon frère et je suis reparti avec ma tante dans une autre ville moyenne avec des magasins. Comme elle m’avait un peu énervé à être lente comme ça et qu’une autre fois elle m’avait mis en retard, j’ai décidé de tout faire pour qu’elle ne soit pas à 16 heures chez elle (parce qu’elle devait être à 16 heures chez elle) sauf que je suis pas doué pour cacher mes fous rires et que quand je fais exprès de pas retrouver la voiture sur le parking, ça se voit trop !
Bon je vous raconterai ce que j’ai fait. J’ai pris une photo d’elle dans les patins. MDR ! Ahah
Parce que là je dois aller chez ma grand-mère. Elle m’a appelé pour me dire des tas de trucs qui passent du coq à l’âne. Elle a dit « J’ai quelque chose à te dire donc si tu pouvais venir. » J’ai dit « Ok. Je termine un truc et j’arrive. » Et puis elle a redit : « C’est pour te dire comment j’ai des enfants » (sic). MDR. Comment qu’elle parle !
Allez, béco, béco !
*Petite ville à 5kms d’ici où il y a des pharmacies, des boulangeries, des vétérinaires, des coiffeurs, des lotos, des quicailleries et tutti quanti.
18:21 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
cJe
Je vais bientôt changer de blog.
Le bandeau publicitaire, y a pas moyen qu’il soit centré, non ? Déjà qu’on devrait me payer pour faire de la pub sur mon blog si en plus je dois supporter ces fautes de goût, où va-t-on !
Actuellement je réfléchis à la façon dont je vais pouvoir tuer le facteur qui, j’en suis sûr, distribue le courrier de façon aléatoire et en garde peut-être même pour lui. Mais que peut-il bien faire avec ma lettre d’admission dans la filière demandée à la rentrée 2009 ? Il a un gosse qui veut faire la même chose ? C’est un pervers qui aime à prendre du plaisir sur des courriers en provenance d’établissements d’enseignement supérieur ? Non, non, ras-le-bol d’ouvrir cette boîte aux lettres sans rien trouver ! C’est un scandale ! C’est un complot !
J’sais pas si tu te souviens de mon prof de lettres/littérature de première/terminale qui me saquait comme pas possible. Je pensais qu’avec le temps, j’oublierais et que, peut-être même, je reconnaîtrais que c’était bien mérité… eh bien, figure-toi, que pas du tout ! C’est même le contraire. Plus j’y pense moins je comprends son acharnement. Et puis en relisant les commentaires — pour m’assurer que je n’amplifiais pas les choses — je constate qu’il n’y allait pas de main morte. Oh mon dieu que je le déteste !
Bon allez, je vais me préparer psychologiquement à conduire et accompagner ma tante chez l’opticien pour l’achat d’un cordon à lunettes (pourvu qu’elle ne lui demande pas encore : « C’est normal qu’il voit mal sans lunettes ? » ) et de « patins à Intermarché ». Je sais, c’est palpitant.
11:21 Publié dans C'est le bordel, comme dans ma tête. | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
21 juin 2009
Cocotte
C'est la fête des pères. Je me suis levé à 8 heures. J'ai petit-déjeuné à 8 heures 30. Je me suis douché à 8 heures 45. J'ai pris la voiture à 9 heures 15. J'ai acheté du pain et un framboisier et un jeu à gratter. C'est la crise, faut s'adapter, hein.
En plus mon père n'a pas la tête à ça car mon frère est rentré ce matin de sa soirée foot avec un menton scotché et un bras plâtré. C'est une fille et son meilleur ami qui l'ont ramené. Ils ont même pris le soin de descendre pour « rassurer » mon père... en mentant !
Il serait soi-disant tombé d'une marche... sauf que mon père, après que ces deux accompagnateurs sont partis et qu'il a fini de se laver, est allé voir le scooter de mon frère là où il est resté et il y avait du sang, de la terre et de l'herbe dessus. Et puis il a quand même passé la nuit aux urgences.
Alors c'est la totale pour perdre la confiance de mon père. Ça va prendre du temps avant de la reconquérir. Oh et puis j'aime pas savoir qu'il boit et ça se trouve qu'il fume. Je préfèrerais ne pas savoir, ça me donne une mauvaise image de lui et je ne veux pas cautionner ce genre de comportement même si ça ne me plaît pas de le voir sermonné par mon père. En tout cas, ce n'est pas très sérieux et le simple fait d'imaginer que ça aurait pu être pire me fiche des frissons dans le dos et je crois d'ailleurs que c'est ça qui provoque d'ailleurs le plus la "colère" de mon père, ce que je comprends aisément.
Au revoir.
12:09 Publié dans Les instantanés | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
18 juin 2009
Blind-test
06:46 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
17 juin 2009
Musique
08:15 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
16 juin 2009
Le peigne kaki.
Coucou les cocos,
Alors ce matin, je sors du lit en me disant « je fais un chèque de 500 euros » à celui qui aura posté le 1000ème commentaire et, incroyable, je viens de constater que c'est moi qui ai posté ce 1000ème commentaire. Bon bah tant pis, on verra ça la prochaine fois.
Cette nuit, pas moyen de dormir. Bon, j'ai laissé tomber. J'ai quand même patienté au lit (il paraît pourtant qu'il vaut mieux se lever mais enfin bon je ne sais pas où aller) et je me suis levé ce matin à 05 heures. Le jour se lève tôt, dis donc ! L'estomac de mon chat aussi. Je vais finir par faire un massacre. Il me casse les pieds mais à un point, c'est inimaginable ! Il miaule mais tout le temps, tout le temps, tout le temps, non-stop ! Je lui verse des croquettes dans sa gamelle, il ne me laisse pas finir : j'en mets la moitié à côté. Je vais chercher la ration du chien, et il en réclame encore et encore. C'est même pas de manger qui l'intéresse, j'ai l'impression : c'est d'entendre le bruit des croquettes. Bref !
La fainéantise (involontaire...) excessive, c'est un cercle vicieux. On n'en sort pas ! Il est l'heure de se réveiller : oh, j'ai pas envie, j'ai pas le courage alors on s'endort pour se réveiller en début d'après-midi (si tout va bien) : oh, je suis crevé, j'ai pas de force dans le corps alors on se rendort pour se réveiller en soirée (si on n'est pas reparti jusqu'au matin...) : oh, je vais quand même aller me lever pour manger. On va manger non sans peine : il faut mettre la table, "préparer le repas", débarrasser. Cre-vant alors on va se coucher et ça recommence, tous les jours. Heureusement que je ne vis pas seul et qu'il y a des contraintes extérieures sinon ce serait un cauchemar.
• Il y a mon frère, d'abord. Bon, à vrai dire je pourrais très bien vivre à ce rythme même avec lui car il ne s'amuse pas à venir me réveiller sans arrêt, il est très discret. Mais quand même, je me force à ne pas le laisser toujours seul face à son assiette bien qu'il se passerait sans doute de ma compagnie, disons que c'est plus animé, moins triste.
• Il y a ma tante qui sonne / frappe / téléphone comme une cinglée sauf que ce n'est plus vraiment une contrainte non plus puisque même quand j'entends, je reste au lit car elle est vraiment inintéressante / fatigante / et demande beaucoup d'énergie, de repos, de motivation pour l'écouter déblatérer ses histoires sans intérêt. Mon frère n'ouvre pas non plus. Mais elle n'a toujours pas compris qu'elle saoulait. Et c'est notre voisine donc forcément, elle peut réitérer ses appels à longueur de journée.
• Il y a une "cousine" qui habite très près aussi qui n'apprécie pas que je l'accueille en pyjama (prout prout !) donc j'ai la pression à chaque milieu d'après-midi/début de soirée, je prie pour que mon frère n'ouvre pas la porte car elle n'hésite pas à monter jusque dans ma chambre pour venir me parler. Il faut d'ailleurs que je range et nettoie ma chambre au cas où cela arriverait. J'aurai moins honte et je pourrai dormir plus paisiblement. Il faudra aussi que j'évite de mettre mon téléphone portable trop près de ma tête et de laisser l'ordinateur portable allumé car elle risque de me dire que ce n'est pas étonnant que je sois aussi déboussolé avec toutes ces ondes qui viennent perturber mon organisme.
• Il y les voisines de l'âge de mon frère/et moi qui peuvent parfois venir à la maison. Ça m'est déjà arrivé (même souvent) de les accueillir dans le coltard, en pyjama mais je n'aime pas trop ça alors quand on m'annonce par SMS qu'on arrive dans 10 mn, je fais des efforts surhumains pour aller jusqu'à la douche, etc. et je demande un laps de temps supplémentaire.
• Il y a ma Grand-Mère. Je lui ai posé des lapins, souvent mais c'est parce que c'était vraiment au-dessus de mes forces. D'ailleurs maintenant, je préfère dire non à une invitation à aller faire du vélo plutôt que de ne pas venir au dernier moment. On s'était dit qu'on irait faire du vélo tous les jours la semaine (sur deux) où elle est ici mais tu parles, j'en fais une fois et après, je suis mort, handicapé pour la semaine.
• Les rendez-vous médicaux. Aïe, aïe, aïe ! Pas facile d'être à l'heure ! La dernière fois, je suis arrivé à l'hôpital avec plus d'une heure de retard. Je n'avais pas oublié mais à force de repousser l'heure du lever, de traîner pour monter dans la douche, etc., forcément, ça pose problème d'autant plus que j'ignorais qu'il y aurait de l'attente au guichet d'accueil qui délivre des "fiches de circulation". Quel système, ce truc ! Enfin, ça m'oblige quand même à me lever et à m'habiller.
• Les obligations familiales. Emmener son frère au lycée. Bon, la dernière fois, je n'avais aucune envie de me lever (je n'avais pas dormi de la nuit, les yeux qui piquaient, complètement mal), mon frère qui venait sans arrêt "on va être en retard", "on va être en retard". J'ai dormi jusqu'à la dernière minute possible, je me suis levé, j'ai sauté dans les chaussures et, zou, dans la voiture, en pyjama. La honte ! J'ai déposé mon frère en vrac devant sur le parvis du lycée et du balai en priant pour que personne ne me voie.
• Et je terminerai avec une contrainte qui n'est pas négligeable : c'est l'appel du ventre. L'appel de la baguette tradition à 1€ (ou 1€07 ou 1€10 ou 1€05 en fonction de la boulangerie) qu'on peut aller chercher à 06 heures 30 (et donc se recoucher après) ou celui de la tablette de chocolat (hier soir, il n'y en avait plus ! j'ai mangé les 6 de samedi ! alors j'ai pris des gâteaux apéritifs! pff).
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08 juin 2009
Entre les portes.
Il y a quelques semaines, alors que je ne cesse de répéter à la maison qu'il faut faire des économies, j'ai acheté le dévédé Entre les murs (Laurent Cantet). Il a sans doute été récompensé parce que c'est magnifique d'arriver à un tel résultat d'une façon aussi naturelle (ateliers d'improvisation, etc.) et blablabla mais franchement c'est un peu lourdingue à regarder. À mon avis, c'est surtout à cause d'Esmeralda et du prof qui ne sont pas très bon acteurs.
En quatrième, j'ai eu un prof de cet acabit. Ça ne m'étonne pas que les élèves ne soient pas plus motivés. On ne peut quand même pas dire que ce soit un homme passionné ce François. Bon, tu vas me dire qu'être passionné devant des gamins qui sont là parce qu'il faut bien venir, c'est peut-être pas évident. Mouais. J'sais pas. Quand t'es passionné, tu l'es tout le temps et davantage encore quand tu as pour défi d'éveiller la curiosité d'un public pas conquis d'avance. Qu'il ait moins d'énergie au bout d'une semaine ou d'un mois, d'accord, c'est possible mais enfin là, dès la rentrée, il est déjà las. Je préfère regarder Écrire pour exister où la prof de français, en plus d'être très charmante, est quelqu'un de très impliqué, capable de reprendre le dessus rapidement après un coup dur.
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