30 juillet 2008

Quand ça veut pas, ça veut pas.

 
Je crois que je ne vais plus bien pour l'instant. Mon énergie m'a quitté. Impossible de remettre la main dessus. Ses sosies ne sont vraiment pas convaincants.  

29 juillet 2008

Fin du 0,34 euro/minute ?

La loi Châtel du 3 janvier 2008 crée dans le code de la consommation un article L. 121-84-5 relatif à l'interdiction de l'utilisation des numéros surtaxés par les fournisseurs de services de communications électroniques. Cette catégorie de prestataire renvoie pour l'essentiel aux fournisseurs d'accès à Internet (FAI).

L'interdiction vise plus précisément les services dit de hotlines fournis par ces fournisseurs : service d'après-vente, d'assistance technique ou tout autre service chargé du traitement des réclamations se rapportant à l'exécution du contrat conclu entre le fournisseur et le consommateur.

Le législateur prévoit précisément que ces services sont accessibles depuis le territoire métropolitain (...) par un numéro d'appel non géographique, fixe et non surtaxé.
 
Il n'y a donc pas d'ambiguïté sur le principe de l'interdiction et son contenu.

Le nouvel article L. 121-84-5 prévoit en outre la gratuité du temps d'attente pour les appels émis depuis le territoire métropolitain pour les services susmentionnés, lorsque le consommateur utilise le service téléphonique dudit fournisseur.

Un article du monde

« Le courant "droit et littérature", très développé aux Etats-Unis, est encore embryonnaire dans les pays de langue française. Fruit de la collaboration de juristes, de philosophes et de littéraires, ce courant entend moins étudier le droit comme littérature, que chercher, dans les grandes oeuvres de fiction, des réponses aux questions les plus fondamentales que posent la loi, la justice et le pouvoir.

L'entreprise n'est cependant pas sans risques. Entre la plume et le glaive, les liaisons ne sont-elles pas nécessairement dangereuses ? Aussi, entre le droit qui codifie la réalité, et la littérature qui libère des possibles, il convient, dans un premier temps, de mesurer les écarts. Alors que le droit hiérarchise et tranche, attribue des rôles convenus et postule la généralité et l'abstraction de ses règles, la littérature , en revanche, opère comme laboratoire expérimental de l'humain, ne reculant pas devant les passages à la limite les plus vertigineux; cultivant l'ambiguïté de son verbe et l'ambivalence de ses personnages, elle creuse la singularité de l'individuel. Mais s'il est vrai que le droit est du côté des formes instituées, et la littérature du côté des forces instituantes, c'est à une dialectique des deux pôles que l'on est conduit.

Entre le "tout est possible" de la création littéraire, et le "tu ne dois pas" de l'impératif juridique, il y a, en effet, au moins autant interaction que confrontation. Alors se découvre un droit pétri d'imaginaire et traversé de failles multiples, tandis que, au travers du particulier et de la fiction dont elle réclame, la littérature pourrait bien reconduire aux sources de l'universel et du normatif. Des tragiques grecs à Kafka, de la Bible à Shakespeare, de Faust à Robinson Crusoë, on se propose de faire un parcours buissonnier, sans prétention d'exhaustivité. Mais quel que soit l'auteur ou l'oeuvre choisi, les propos convergent : il s'agit, entre droit et littérature, de multiplier les jeux de miroir en vue de dégager, au plus profond de leurs discours, quelque chose de leurs puissances respectives. Tantôt complices et tantôt rivaux, droit et littérature tentent, chacun à sa manière, d'instituer un monde. »

 

Article du Monde, 2002. 

JE NE REGRETTE RIEN

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RIEN DE RIEN

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NON

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RIEN

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24 juillet 2008

En passant.

Je me souviens d'un cours de musique au collège où la prof a dit « bon maintenant j'enlève le truc qui vous donne l'impression que vous chantez bien et c'est à vous »... Qu'est-ce que c'est ce truc qui donne l'impression de bien chanter ?

Sur mes bulletins, j'ai eu 6 zéros en musique (2 x 3 trimestres) qui correspondent aux passages à l'oral auxquels j'ai dû refuser de me soumettre... ou alors en y mettant beaucoup de mauvaise volonté. Les cours de musique, ce n'est pas la star academy quand même...

En ce moment, je vous écris avec le son de la chaîne hi-fi réglé au volume maximum pour répondre à la musique des voisins. Les voisins d'en face qui font le ménage dans leur maison en ruine avec de la techno à fond aussi. Et les voisins d'un peu plus loin qui doivent se croire seuls. Donc on est trois à faire l'animation de la place.

Ce matin, les autres voisins (les plus vieux) se sont déjà engueulés. M. Tex s'est garé à la place de Mme D. Mme D. a une grande gueule. Elle a fait virer la voiture de M. Tex.

Et M. Flex a engueulé Mme Chesne car un camion appartenant à Mme Chesne aurait défoncé la petite Twingo de M. Flex. Les voitures n'ont décidément plus d'éducation.

En parlant de voiture, je vais bientôt passer mon code. Il était temps parce que j'ai l'impression que l'auto-école dans laquelle je vais n'a acheté qu'un dévédé alors on refait tout le temps les mêmes questions. S'emmerde pas vu le prix des leçons... 36,95 euros l'heure et demie (qui est plus souvent heure que heure et demie...).

J'ai oublié de vous dire que j'ai été obligé d'être désagréable avec une fille. Nous sommes à peine cinq à assister aux leçons dans une grande salle et bien une fille - un peu spéciale, je dois dire - me demande si elle peut se mettre à côté de moi. Je suis déjà ridicule à moi tout seul alors si je dois en plus accepter qu'on se colle à deux dans une salle de 100 places... alors je lui ai dit que non, il y avait quand même assez de places pour qu'elle en trouve une ailleurs. Les jeunes n'ont décidément plus d'éducation non plus.

Sur ce, je vous laisse. Les gendarmes frappent à la porte.

21 juillet 2008

Ma vie te plaît ? Allez, tiens, attrape ! Couché, maintenant !

Bon faites pas attention aux fautes les mecs, c'est hautetfort qui en rajoute une fois l'article publié pour pas que les visiteurs aient des complexes une fois l'ordinateur éteint... bah oui si tu maîtrises l'orthographe à la perfection (comme moi bien sûûûûr), les gens ils n'en reviennent pô et ils s'avilissent ces cons-là.

Ce soir, tu devineras jamais, j'ai découvert que sous l'aspect un peu rude de certaines personnes se cache un cœur fragile comme l'amitié.  Bon, j'rigole, j'vais pas faire de poésie là maintenant. Ni demain d'ailleurs. Mais bon... ma grand-mère, elle a failli se confier à moi et me pleurer sur les épaules. Heureusement, j'étais aussi froid que la glace vanille-fraise que j'ai mangée tout à l'heure et qui m'a niqué une dent.

Elle dit toujours les choses à l'arrache, c'est amusant. Elle me sort au milieu d'une phrase sur les fromages qu'elle est allée acheter ce weekend qu'elle ne va pas tarder à aller voir son médecin pour lui demander "comment qu'on fait pour donner son corps à la science parce que si y a quelque chose de récupérable, je donne. Ah oui mais je voulais me faire incinérer... je pourrais plus ?" et puis "faudra mettre tout ça sur un papier. Je veux pas qu'il  y ait de mot dans le journal." Je lui demande pourquoi, elle me répond "bah y a pas besoin qu'on sache que je suis morte". Bon...

Ma mère devait quitter la maison vendredi. Bon finalement mon père l'a rappelée, il lui a dit que c'était pas la peine de partir aussi tôt. Ils me gonflent mais cette fois-ci chacun de leur côté. De vrais gamins. Limite, il faut prendre une décision à leur place. De toute façon, ma mère part le vendredi soir quand mon père rentre et rentre le dimanche soir quand mon père part alors les discussions à minuit à la va-vite, ça mène pas à grand chose. À part à nous réveiller pour rien.

Bref. (re)Parlons de ma tante. Elle me saoule, elle aussi. Elle est dépressive, ok mais putain elle va me faire chier à parler pendant 107 ans de la même chose à chaque fois qu'on va se balader. Heureusement qu'au bout du chemin y a un cheval qui attend sinon je ferais demi-tour tellement elle est lourde. J'hésite à lui dire que ça fait déjà cinquante trois mille fois qu'elle me répète la même chose mais ça me démange sérieusement. Et puis quand elle croise quelqu'un : le disque il se remet au début  ! Et là, je deviens fou. Alors heureusement, j'ai le chien au bout de la laisse. Je feinte un malaise en parlant tout seul : « Oh Toutou tu n'as pas l'air bien ! Qu'est-ce qui t'arrive ? Allez lève-toi, allez !!! » et « On y va ». Là, elle est obligée de bouger ses fesses, tiens ! 

Oh pis desfois parfois elle me fait honte. Oh purée, t'imagines même pas. Bon ici, ça va, y a pas grand monde. Mais quand on va à Carrefour... oh purée. Elle met des trucs des années cinquante, tu peux pas t'imaginer. Et puis je me sens fautif... je peux pas m'empêcher de lui dire "oh ça te va bien". Tiens, ce soir, je me dis plus "putain, on n'est pas des psy, merde !" Mais quand j'ai bien dormi ou quand j'ai vu quelqu'un de posé, qui parle doucement, je pense "arf, il faut qu'on l'aide cette pauvre femme, un peu de solidarité, bon sang de bois". 

 Bien, je sens que t'as les paupières qui clignent. File au lit et n'oublie pas de venir me revoir, hein.

20 juillet 2008

Ma vie, c'est ta vie.

Tu m'excuseras mon lecteur mais je suis quelque peu pris par le temps en ce moment. Oui, tu as bien lu : le temps me prend, je suis pris par le temps. Et crois-moi, quand il te tient, il ne te lâche plus d'une semelle. Sauf là... bah oui, puisque je t'écris.  Je t'écris même si je n'ai rien à te raconter. C'est comme les gens qui parlent alors qu'ils n'ont rien à dire. C'est monnaie courante, ça, les gens qui n'ont rien à dire. Et je suis bien placé pour le savoir...

Ma tante alcoolo-dépressive va finir par être à l'origine d'un accident diplomatique si elle ne cesse pas de sonner tous les matins à trois heures de l'après-midi (tous les matins à trois heures de l'après-midi... oui !) comme une malade alors que mon frère et moi sommes encore au lit ! Parfois, je reste stoïque et arrive même à trouver la mélodie de cette sonnette délicieuse. D'autres fois, je m'éjecte d'une lit d'une force qui en impresionnerait plus d'un, je dévale les marches quatre à quatre et j'ouvre la porte bien violemment avant d'hurler, les cheveux dressés sur la tête : « QUOIIIIIIIIII ? », d'attendre un début de réponse et de clôturer par un « LÀ, ON DORT ! ». Tous les jours ! Elle va me rendre chèvre, je le sens.

Mes voisins se sont tirés en vacances. Je dois m'occuper des bestiaux. Deux molosses. Trois chattes lesbiennes. Sans parler des NAC rapportés à la maison par ces chattes à la con (écureuils, lézards, souris, hirondelles). Le premier jour, j'ai bien failli me faire bouffer la jambe en restant trop près des gamelles pendant la dégustation. Le deuxième jour, j'ai pris le jet d'eau et au moindre grognement un coup d'eau sur la truffe. Ça l'a calmé le machin !

C't'après-midi, v'là t'y pas qu'il me vient à l'idée d'aller profiter du hamac étendu dans le jardin. Putain, pas moyen de rester dessus tranquille deux minutes. Il était trop bas, j'avais un chien de chaque côté. Et ils bavent ces machins-là, tu peux même pas imaginer. Alors je gueule leurs noms mais comme ils ne le connaissent même pas, ils s'en tamponnent le coquillage de mes remarques. Bref, j'ai laissé tombé l'idée du hamac. Je voulais pas finir à la une des JT. 

 

Là, je vais aller dormir mon petit. Prends soin de toi. 

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