Page d'accueil

24.04.2008

The last one

On ne va pas faire dans le pathos, hein mais il faut bien que je vous tienne au courant et que je vous annonce mon départ.

Donc d'abord, mon aire pré-optique ventro-latérale est anormalement petite. Or, si j'ai bien compris, c'est à cet endroit que les cellules du sommeil s'activent lors du déclenchement du sommeil. Alors je n'arrive pas à dormir donc je vais devenir fou. Plus sérieusement, mon cerveau a un souci... je ne sais pas lequel, je préférais regarder la tête du neurologue qui ressemblait à mon prof de physique de cinquième que de l'écouter.
 
Et puis je vais arrêter mon blog car cela fait déjà plusieurs semaines que je ne m'y sens plus très bien, que ça ne m'intéresse plus autant qu'avant.

Je me sens mieux le soir quand je reviens d'une journée passée à vélo, en balade à cheval ou à pieds que quand j'ai passé la journée sur l'ordinateur. Aujourd'hui, il a fait beau, j'ai même aidé le cantonnier : j'ai nettoyé le lavoir.

Eh bien donc, à bientôt.

18.04.2008

Parigot tête de veau

Pour un Parisien, s'installer à la campagne n'est pas chose facile. Il doit se heurter à la mentalité des autochtones et accepter de ranger ses petites manies stupides au placard.

La motivation principale du Parisien qui vient s'installer à la campagne : vivre au silence, en harmonie avec la Nature.

Nous avons eu trois cas ici :

* Les premiers - papa, maman et les deux enfants - ont voulu faire euthanasier un âne (d'ailleurs un cas similaire avait l'objet d'un reportage chez Pernault) qui poussait son cri tous les matins à l'aurore, et recouvrir une mare à grenouilles de terre parce qu'en été, ça fait beaucoup de bruit. Comme en lieu et place de soutien, ils n'ont trouvé que noms d'oiseaux et menaces, il sont partis.

* Les deuxièmes - papa, maman et les deux filles - sont encore là. Au départ, ils voyaient les choses en grand et débordaient de projets tous aussi farfelus les uns que les autres. Finalement, ils restent chez eux et ne tentent même plus de participer à la vie de la commune. Quant à leurs deux filles qui ont respectivement le même âge que moi et mon frère, elles sont parfaitement intégrées.

* Enfin, les troisièmes - une famille un peu spéciale du 9.3 - ont voulu racheter une maison énorme dans laquelle il faut tout refaire de A à Z. À entendre le gringalet de père, ça ne posait aucun problème. Il a réseau d'amis tellement important qu'en moins de six mois, elle sera comme neuve. Sauf qu'à l'heure actuelle, il n'y a même plus de toit. Il avait bel et bien mis des tuiles mais sans se soucier des autorisations qu'il faut impérativement demander à la société des Beaux Arts alors que n'importe quel bédouin qui arrive ici est prévenu par lettre recommandée. Résultat, il a dû tout retirer le lendemain de la pose. Ça gueulait !
Maintenant, sa femme l'a quitté et ils cherchent à revendre cette maison. Bonne chance...

17.04.2008

Absence

Voilà que je vois des gens passer là où il n'y a absolument personne...
Hier soir, je suis resté deux heures chez le médecin pour ça, entre autres. Son diagnostic est inquiétant mais il veut faire confirmer tout ça par des spécialistes. Je vais donc faire un petit séjour à l'hôpital à partir de demain après-midi. Jusqu'à mardi apparemment.
À mardi, donc.

 

16.04.2008

L'orthographe en CM1

Aujourd'hui, une élève de CM1 est venue à la maison. Comme tous ses petits camarades, c'est une quiche en orthographe. Et encore... le mot est faible.

« Les voitur demar »
« Une dam bavard »
« Un defie pérdue »
« Des bauls jaunes »

Et puis évidemment, elle fait cette erreur de substitution dont je vous ai parlée la dernière fois (application du pluriel nominal au pluriel verbal).

Je peux enfin vérifier ce qu'on a vu en cours, c'est cool. Par exemple, dans la partie « acquérir les marques morphologiques du nombre », nous avons écrit que selon Totereau et al. :

- Dans un premier temps, les élèves se basent sur les marques du pluriel phonologiquement audibles. Ainsi, ils ne marquent pas les aspects du langage écrit qui n'ont pas de correspondant à l'oral. Ni le pluriel nominal, ni le pluriel verbal ne sont marqués : on relève des erreurs du type « les nuage » ou « le chien et le chat mange ». Fayol nous offre une évolution de ces erreurs (noms, adjectifs et verbes confondus) : elles sont initialement très fréquentes et atteignent 82% en CE2. Elles diminuent ensuite très rapidement au cours de la scolarité : 46% en CM1, 7% en CM2.

- Dans un second temps, le -S est utilisé pour marquer le pluriel nominal mais va être surgénéralisé aux verbes de façon erronée. Cela conduit alors à la transcription suivante : « les nuages » et le « le chien et le chat manges ».

- Ensuite, la marque du pluriel verbal est apprise et le -NT est alors ajouté. Mais au lieu d'ajouter -NT uniquement pour les verbes, la marque du pluriel verbal est utilisée pour les noms. Cet effet est d'autant plus observé pour les noms ayant un homophone verbal (par ex. meuble).

- Enfin, chaque pluriel est associé à sa catégorie grammaticale : le -S pour les noms et le -NT pour les verbes.

Tant que les élèves ne font pas la différence entre un nom, un verbe, un adjectif, l'acquisition de l'orthographe se révèle délicate.

Ce que j'ignore, c'est la classe dans laquelle on commence à étudier les différentes natures de mots. Je me souviens parfaitement de la leçon « Nature et Fonction » en cinquième mais c'est parce que j'étais amoureux de la prof. Peut-être que je l'avais déjà vue avant. La leçon.

15.04.2008

J'ai rêvé de.

Si tu n'as pas le temps, sache que la lecture de la partie en vert est facultative.
 
Hier, je suis allé au lit à minuit. Minuit pile. J'écoute de la musique puis j'ai l'impression de m'endormir. Je me réveille en pensant qu'il était au moins 4 heures du matin et que "j'aurai plus que 2 heures à dormir pour avoir mon quota"... tu parles ! Il était minuit 40 !

Je ne sais pas ce qui se passe aujourd'hui mais c'est la première fois que l'heure tourne aussi lentement. Limite, elle se paye ma tête. Et à mon avis, c'est pour rattraper ce qui s'est passé hier après-midi.

Je me suis mis sur le canapé à 15 heures. 15 heures pas piles. Je caressais Chirac - mon chien - en regardant mon frère qui avait descendu la télé de sa chambre pour pouvoir la brancher à la Club-Internet Box et jouer au foot en ligne. Bref. Admettons que je me sois assoupi une dizaine de minutes. Ben non ! J'ouvre les yeux, rien n'avait bougé : mon frère dans la même posture, devant le même jeu ; Chirac dans le creu de mon ventre, le regard moqueur. Je demande l'heure à mon frère et là, mon dieu, il était 19 heures ! Alors tout de suite, j'ai pensé qu'il se moquait de moi donc j'ai vérifié sur son téléphone portable, sur sa télé, sur la télé du salon, sur l'ordinateur du salon, sur mon portable et sur mon ordinateur : purée, il était bien 19 heures !

Et j'avais bien dormi... ma voix de je-viens-juste-de-me-réveiller l'attestait bien. Pire, j'avais certainement BIEN dormi car je n'étais pas de mauvaise humeur et, ça, c'est assez rare pour être souligné. Généralement, j'ai envie de tout casser quand je me rends compte que j'ai bavé sur le canapé, que j'ai passé l'après-midi dans un ailleurs impalpable. Du coup, j'ai mangé des Rik et Rok et des Pépitos. Un Pépito, des pépitii.


Mais arrivons en à cette nuit car cette nuit, j'ai rêvé de ma prof de sport de quatrième, troisième. En troisième, mon frère et moi avions la même prof de sport à la différence près que c'était sa prof principale. Donc lors de la réunion parents-profs (où on ne va voir que le professeur principal et pas tout le monde sauf si on le souhaite en quel cas, il faut prendre rendez-vous), j'ai fait preuve pour la première fois - devant ma mère - d'insolence.
 
doigt_d_honneur.jpg
Pour comprendre, il faut savoir que je n'ai jamais voulu faire sport de ma vie. En sixième, j'avais peur de la prof alors je me forçais à faire deux, trois trucs et encore..., j'ai déjà été envoyé au coin pour avoir refusé de monter à la corde (si c'était pour rester coincé là-haut, pas la peine, hein !). En cinquième, j'ai eu une prof jeune et sympathique qui m'a autorisé à ne rien faire de l'année : je regardais les autres et j'en profitais pour lui poser des questions sur ma prof de français puisque j'étais amoureux d'elle. Je l'ai vue sur Copains d'Avant cette prof de sport, elle est amusante. Elle était un peu racaille enfin bref, nous nous égarons.

En quatrième-troisième, j'ai eu l'autre bouh rah grrr je sais même pas comment on peut appeler ça tellement je l'aime pas. Pourtant, elle était jeune aussi. Bon ce fut difficile de reprendre le sport après une année sans rien faire alors je me suis dit autant ne rien faire... Bon, les premières fois, tu oublies tes affaires, tu dis que tu as mal au ventre ou tu fais faire un mot des parents, c'est facile. Mais le problème, c'est que rapidement ces petits subterfuges sont épuisés et la prof n'est plus dupe.

Par conséquent, à la deuxième étape, j'enfilais mes affaires de sport mais je glandais sur le terrain. Une fois, on faisait du rugby et lors de la première séance, il fallait soulever ses camarades... alors là, très peu pour moi ! Alors quand elle a prononcé mon prénom pour m'indiquer que c'était à mon tour (comme si elle croyait que j'allais le faire, pfff), j'ai dit non en croisant les bras et en fronçant les sourcils, comme un petit enfant (que j'étais). Elle a hurlé, oh purée, j'ai cru qu'elle allait pleurer de colère. Même qu'elle a essayé de m'attraper alors j'ai un peu couru.

Ce qui me gênait le plus dans cette histoire, c'est que toute l'attention était tournée sur moi et quand on arrête un truc exprès pour (ou pire, à cause de) moi, je manque de m'évanouir. Finalement, elle m'a laissé ne rien faire jusqu'à la fin de l'heure mais une fois dans les vestiaires elle a attendu que je me dise « c'est bon elle ne fera plus rien » pour m'inviter à la suivre jusqu'au bureau du Principal avec son air de pimbêche. Ouille, ouille, ouille ! Heureusement qu'il était occupé et que je devais aller en géo avec ma super prof qui avait un porte-clef Elmer que je portais tout le temps car c'est moi qui ouvrais la porte.
 
nav_elmer.jpg
 
Ohlala, nous nous égarons mon cher Watson ! Revenons à nos brebis. Donc pendant la réunion parents-prof, nous sommes d'abord allés voir ma prof principale - géo - pour qu'elle me remette mon super bulletin avec plein de commentaires gentils. D'ailleurs cette prof pour ne pas prendre de retard utilisait un minuteur en forme de tomate. Donc la tomate a sonné et paf, il était l'heure d'aller chez l'autre nulle - la prof principale de mon frère.

Donc elle parle de mon frère, de son bulletin et patati. Je revois encore son index se balader sur le bulletin pour accompagner chacun de ses commentaires. Elle avait les ongles longs, elle aurait pu se les couper. C'est dangereux pour une prof de sport d'avoir les ongles longs, je trouve. Et là encore, elle me fait le coup du "je te fais croire que je t'ai oublié, que j'ai passé l'éponge" et paf, au moment où on s'apprête à se lever, elle dit : "au fait, j'aimerais vous dire deux, trois mots au sujet de Max."

Je lui ai dit que ça ne servait à rien de parler de moi pendant un rendez-vous destiné à évoquer la scolarité de mon frère et qu'en plus on a déjà vu MA prof principale qui dit que ma moyenne pourrite de la marmite en sport, ce n'est rien du tout. Alors j'ai rougi et elle aussi. Mais pas pour la même raison. Elle, c'était les nerfs (elle avait envie de m'étrangler) et moi la timidité. Et ma mère qui n'imaginait pas une seule seconde que je puisse parler comme ça à un prof est restée bouche bée, gênée : elle ne savait pas quoi dire. De toute façon, la prof de sport ne s'adressait même plus à elle, c'était devenu un duel.

Elle a conclu, c'te pauv' nouille, en disant que lundi, je serai convoqué chez le Principal et que je n'aurai qu'à m'expliquer avec lui. Pffff

Dans la voiture, ma mère m'a engueulé. Mon frère aussi. Bah forcément, d'après cette prof, le bulletin de mon frère était parfait. Il avait 16 en sport et puis des notes moyennes ailleurs mais cette andouille comme elle n'y connaît rien, elle disait que c'était très bien. Oh non les profs de sport, mon dieu mon dieu...
Bon voilà, je suis énervé !

14.04.2008

L'erreur de surgénéralisation

Sur le blog de la p'tite Gogole, on pouvait lire dans un commentaire : « (...) quand on pense aux millions de personnes qui ne sembles supporter leur vie (...) ». Nous avons ici affaire à une erreur de surgénéralisation.


podcast

The Beach Boys, Kokomo.

J'explicationne car grâce à mon supercoquentieux* professeur de grammaire, orthographe, vocabulaire, conjugaison, tests psychotechniques, étude des processus d'acquisition de l'orthographe chez l'enfant et l'adulte, je suis presque en mesure de le faire.

Chez l'enfant, les erreurs de surgénéralisation surviennent à la deuxième étape de l'apprentissage explicite : l'étape de transition.

Au cours de cette étape, les connaissances déclaratives :

- se compilent (par ex. les productions identification du sujet, vérification de la pluralité et apposition de la flexion correcte au verbe sont regroupées en une seule),

- sont toujours stockées en mémoire à long terme mais n'ont plus besoin d'être activées en mémoire de travail pour réaliser la tâche.

Je disais donc que c'est à ce moment-là que les erreurs de surgénéralisation se manifestent. L'enfant va appliquer la règle d'accord du pluriel des noms aux verbes. Cela correspondrait à l'automatisation progressive de la règle. Cette règle ferait partie d'un système où les autres règles ne seraient pas encore maîtrisées (d'où l'extension des règles connues) et où la connaissance des catégories syntaxiques est partielle (d'où l'application d'une règle à un mot de nature erronée).

Des chercheurs ont mis en évidence que la surgénéralisation du pluriel nominal au pluriel verbal est systématique chez l'enfant. Elle résulterait d'une spécification incorrecte des conditions d'application de la règle. Les élèves appliqueraient une règle telle que : « si l'item est au pluriel, alors ajouter "-s" » au lieu de « si l'item est un nom au pluriel, alors ajouter "-s" ».

Chez l'adulte, on retrouve ces erreurs lorsqu'il est en situation de double tâche. Dans l'exemple qui nous intéresse : « (...) quand on pense aux millions de personnes qui ne sembles supporter leur vie (...) », on peut penser que c'est l'anticipation du choix de la flexion verbale à « supporter » qui a perturbé l'écrivant.
 
 
-------------
* Supercoquentieux, adj. : superbe, magnifique (litt., connotation iron. ou burl.) 

« Ah ! Elle épluche aussi ? C'est vraiment fa-bu-leux ! » Marie-Ange Nardi

La P'tite Gogole de ma ville n'immole pas les chats, elle. Elle préfère les écraser. Bayrou Dimitri Payet est mort, zigouillé par une voiture. Il n'était pas vieux, ce petit coquin.

796307976.JPG

Il a sans doute pris peur en entendant que j'allais bientôt commencer les leçons de code. Enfin bientôt... je n'ai même pas encore appelé. La banque dans laquelle je suis n'est pas partenaire de l'opération PERMIS à 1 EURO PAR JOUR, c'est couillon.

 


podcast
Micky Green, Oh !

 
J'ai lu ce truc horrible sur le site de la Caisse d'Épargne : « (...) Pendant ce temps, votre banque utilisera votre argent pour prêter des fonds à des clients. A la Caisse d’épargne, votre argent sert aussi à financer des grands travaux d’intérêt général : logement social, hôpitaux, collèges, routes… ».

Ils sont pas un peu fous, non !

Je suis contraint de m'interrompre car j'aperçois Marie-Ange Nardi sur TF1 : qu'est-ce que c'est que ce bordel ! TF1 ou France 2, elle est toujours aussi cruche. Elle épluche des légumes. Elle a pris des joues, tiens.
 
MILLIONNAIRE-_LE_200300.jpg

Allez, je vais immoler un chat. Oh mon dieu, p'tite Gogole sors de ce cooooooooorps !

13.04.2008

Donovan, 5C.

« VOili Voulou
LEs 5eme C
GRos bisous jvous adore tous
Enfin presque

PETITE PARANTHESE LES GENS OUBLIER PAS QUE SE SOIR CEST LE CONSEIL DE CLASSE ET QUON VAS SENS PREND PLEIN LA TRONCHE A COSE DE VOS CONNERIE LOL
GROS BISOUS MARINE ET BONNE CHANCE POUR LE CONSEIL CAR MOI JAI LES PETOCHE »
 
PICT0129.JPG

C'est qu'ils sont fiers, en plus ! Je crois qu'après les SEGPA (qui sont particulièrement ingérables ! J'en reparlerai, d'ailleurs...), la 5eC est la classe qui contient le plus d'élèves insupportables. Sur les 23 élèves, j'ai dû en voir défiler une quinzaine le samedi matin et davantage encore pendant les permanences (puisque c'est là qu'atterrissent les élèves exclus par les professeurs).

Tant qu'on y est, mettons fin à une idée reçue : les garçons ne sont pas les pires. Fille ou garçon, même combat : faire l'andouille en cours.

J'ai l'impression qu'il existe une espèce de concours. Même deux. Un concours entre classes et un concours entre élèves. Le but étant d'être la pire classe de l'établissement / l'élève qui collectionne le plus de punitions.

Le dernier élève puni avant les vacances, Donovan, a entrepris de passer un coup de balai dans la salle de techno pendant que le professeur faisait cours. Ce dernier a bien entendu tenté de lui faire lâcher ce balai pour retourner à sa place mais, encouragé par les rires de ses camarades, Donovan ne s'est pas démonté et n'a jamais voulu lâcher ce fichu balai. Les autres un peu turbulents (la dernière heure du vendredi est propice au chahut) s'y sont mis, provoquant un véritable cirque dans cette salle. On s'est donc (encore) retrouvés avec une moitié de classe en salle de permanence et des élèves à surveiller le samedi après-midi (le Principal va finir par croire que nous avons des complices parmi les professeurs...).

Je l'avais déjà dit mais je répète : quand on appelle les parents, ça ne leur fait ni chaud ni froid. Certains s'en amuseraient presque. « On fera le nécessaire » que d'autres disent mais quand je vois la mine réjouie du petit le lundi matin, je me dis que la punition a dû être bien légère...

11.04.2008

« L'éducation ne se borne pas à l'enfance et à l'adolescence. L'enseignement ne se limite pas à l'école. Toute la vie, notre milieu est notre éducation, et un éducateur à la fois sévère et dangereux. » P. Valéry


podcast

Georges Brassens, Les Copains d'abord (version Game Boy...)
 
Contrairement à moi, mon frère invite régulièrement des amis à la maison. Sans doute parce que, lui, il a des amis et moi, non. De toute façon, je ne vois pas ce qu'on peut faire avec une personne qui vient à la maison à part s'ennuyer à deux.
 
235665707_small.jpg

Je n'aime pas trop quand il invite des amis parce que ça m'oblige à m'habiller, à venir à table, à parler correctement à ma mère, à lâcher mon ordinateur pendant le repas, à lire mes livres à voix basse, etc. À moins de passer pour un misanthrope que je ne suis pas - je ne crois pas en tout cas.

Mon frère, il ne me ressemble pas vraiment. Il aime le foot, je déteste ça. Il n'aime pas l'école, je supporte.  Il met des survêtements, je n'en mets jamais. Il joue à la playstation, je n'y joue jamais, etc. - La vulgarité et la fainéantise nous lient, cependant.

Pour résumer, ses amis sont tous ceux que je ne pouvais pas supporter quand j'étais au collège (puis au lycée). Ils ont des manies qui m'agacent (des tics de langage, des toc, etc.). D'ailleurs une fois, j'ai été obligé de quitter la table avant la fin du repas parce que celui qui mangeait en face de moi m'a fait frôler la crise de nerfs.

Déjà qu'ils doivent me trouver étrange, mon frère se plaît à leur raconter que je passe mon temps sur l'ordinateur, enfermé soit dans la chambre soit dans le salon et que je joue au prof (!). Il leur dit aussi que je suis bilingue en anglais. J'imagine donc qu'ils s'ennuient pour avoir le temps de parler de moi. Pauvre jeunesse.

Je ne vais pas dire qu'il est méchant ces temps-ci car je note bien qu'il fait des efforts - ou alors j'ai gagné en maturité si ça se trouve ! - mais il a encore le « ta gueule » facile, je trouve. On se demande ce que font les parents...

Y a p'u d'éducation ma pauv' dame...

Les voyages en train...


podcast
Grand Corps Malade, Les voyages en train...
 
Il y a quand même des choses qui m'énervent sérieusement...

Fin 2007, la SCNF réforme ses offres. Les avantages de la carte étudiant s'en trouvent limités.
En 2008, la SNCF a dégagé des bénéfices records de l'ordre de 1 milliard d'euros.
Toujours en 2008, j'apprends que la SCNF supprimera dès l'année prochaine les tarifs sociaux (étudiants, familles nombreuses, etc.) que le gouvernement a décidé de ne plus financer.
 
 
Édit : Martine avait raison, j'entends à l'instant que les cartes seront maintenues. C'est Nicolas Sarkozy qui a dû mettre les choses au clair car ses ministres n'étaient pas vraiment sur la même longueur d'onde... Quelle organisation !

Toutes les notes