05 novembre 2009

Minä olen kaksikymmentä vuotta*

 

Je ne vais pas vous parler du Dr House puisque je l'ai déjà fait dans mon commentaire sous l'article précédent. En revanche, je peux peut-être vous parler de mes relations avec les caissières du Monoprix.

 

Je vais au Monoprix quasiment tous les jours et toujours au dernier moment... d'ailleurs le vigile me connaît maintenant et attend que j'aie fini mes courses pour baisser le rideau de la sortie secondaire.

 

J'opte tout le temps pour la même caisse mais la caissière n'est jamais la même.

 

Il y a eu une étudiante... j'avais envie de parler alors j'ai fait semblant de l'avoir déjà vue quelque part : « Vous n'êtes pas en linguistick à la Sorbonne ? » et puis, il faut croire qu'elle avait sans doute aussi envie de parler, puisqu'elle m'a raconté sa vie. C'est incroyable le nombre d'informations qu'on peut transmettre en un nombre relativement réduit de phrases. Ses parents sont séparés, elle a un petit frère, une grande sœur, elle a fait une terminale L, elle travaille au Monoprix 15 heures par semaine pour pouvoir se payer les vêtements qu'elle veut, sortir, etc. Je sais pourquoi elle a choisi telle licence, comment est organisé son emploi du temps, etc.

 

Il y a une caissière que j'ai vu deux fois deux jours différents mais à chaque fois dans une situation conflictuelle. Une cliente insistait pour que son paquet de gâteaux soit encaissé (alors qu'à l'étage, les produits alimentaires ne sont pas autorisés), ça a bien duré un quart d'heure. Il a fallu appeler la responsable qui a dit à la caissière que ça ne servait à rien de la déranger pour ça puisque de toute façon, il n'est pas possible de faire autrement. Elle avait les larmes aux yeux. Et une autre fois elle se faisait engueuler parce qu'elle prenait trop de temps pour plier les vêtements et les mettre dans les sacs.

La première fois, je lui ai demandé si ça arrivait souvent que des clients insistent pour que soient encaissés des articles qui n'ont pas lieu de l'être à cet endroit. Elle a compris le message implicite de ma phrase (i.e « Vas-y, tu peux vider ton sac ma cocotte, je suis de ton côté ») et elle ne s'est pas censurée. La deuxième fois, elle m'a reconnu (ça m'a fait plaisir) et je lui ai demandé si ça se passait bien, s'il n'y avait pas eu d'autres incidents. De nouveau, j'ai bien senti que l'intérêt que je lui manifestai(s?) lui a fait du bien. Elle m'a l'air tellement mal. J'étais à deux doigts de lui proposer de venir passer des vacances à la campagne. Quand je suis lancé, je ne sais plus m'arrêter !

 

Plus récemment une femme qui avait des attèles aux poignets. Elle m'a demandé si je pouvais l'aider à mettre les articles dans les sacs. Je ne comprends même pas qu'on ne laisse pas les clients faire ça eux-mêmes. Bien sûr, je l'ai fait. Et je lui ai demandé ce qu'elle avait. J'ai encore reçu plein d'informations : polyarthrite aiguë, a vu plusieurs spécialistes, la direction du Monop' se croit au-dessus des lois, est obligée de travailler le samedi malgré les recommandations écrites des médecins, habite dans le 92.

 

Et enfin, une exception : une conne ! Je lui dis « bonsoir » elle me répond « quoi ? ». Je répète « bonsoir », elle répond un tout petit riquiqui « bonsoir » forcé. Je tends ma carte Monop' pendant plusieurs secondes... elle la regarde mais ne la prend pas... Je lui demande donc : « Vous n'en voulez pas ? », elle me l'arrache des mains, la scanne et la jette. Le sac, même pas elle te le tendrait ; le ticket de caisse même pas elle le poserait dans ta main tendue ! Je n'ai même pas pris la peine de dire au revoir, j'étais un peu agacé et la prochaine fois je ne me gênerai pas pour lui faire remarquer qu'elle pourrait être plus agréable.

 

J'hésite aussi à aller me plaindre parce que de nombreuses étiquettes de produits sont coupées de telle sorte qu'on ne peut pas voir le prix au kilo qui est l'information la plus pratique pour comparer plusieurs produits entre eux. Ça ne m'étonnerait pas que ce soit fait exprès. Et si on m'envoie bouler, je pense que la DGCCRF qui se montre toujours très réactive sera ravie d'être informée.

 

Dernièrement, j'étais un peu choqué par la façon dont le chef (chef de j'sais pas de quoi mais en tout cas un supérieur à en croire ses vêtements et sa façon de parler et on en vient à la langue qui façonne le contexte et au contexte qui façonne la langue, Malino--wski) s'est adressé à un de ses employés (qui, au vu de sa tête, ne comprenait peut-être que trois mots sur dix) qui n'a pas mis les Kinder Bueno au bon endroit dans le rayon. Il aurait pu lui dire que c'était une merde qu'il l'aurait fait.

 

Je me retrouve toujours à « communiquer » avec une Grand-Mère dans le rayon fromage, c'est dingue. Par exemple, une dame prend un crottin de chèvre, le regarde puis le repose. Je me suis dit que c'était une bonne occasion pour initier une conversation : « Euhm (fonction phatique du langage) vous pensez qu'ils ne sont pas bons ? »

Elle sourit. « Si, ils m'ont l'air pas mal. Je regardais la date car, vous savez, à mon âge, je mange très peu et tout se perd très vite. »

 

On y croise souvent des amoureux type bobos qui sont vraiment magnifiques, des gravures de mode, ce qui m'oblige à passer cinquante mille fois dans le même rayon pour profiter le plus longuement possible de cette belle vision. J'aurais vraiment aimé être beau (vraiment beau, pas à moitié !).

 

Et on y croise aussi des couples de gays très stéréotypés. Sur les deux, il y en a toujours un qui chipote pour choisir un article (quand je dis chipote, c'est qu'il lit la liste des ingrédients, qu'il regarde la date, vérifie le pourcentage de matières grasses, etc.) et l'autre qui n'en a rien à faire mais qui fait semblant d'écouter pour ne pas se faire engueuler. Et en plus, c'est toujours celui-là qui est responsable du chariot/du panier.

 

Lundi, je suis allé chez le coiffeur. Je vais chez Biguine dans le quartier où j'étais avant parce que j'avais bien aimé le résultat. C'était un homme à l'époque. J'y suis retourné une deuxième fois, j'ai demandé à ce que ce soit lui mais je ne sais pas, il devait pas être en forme, ça me plaisait pas. Mais ça n'empêche pas qu'il a un sacré coup de ciseaux. Et puis lundi, je pensais de nouveau demander à ce que ce soit lui mais finalement, c'est une fille qui s'est occupé de moi et comme elle était jolie et gentille j'ai pris sur moi. J'ai essayé d'établir une communication (c'est à cause de mes « profs d'oral », ils nous disent qu'il faut qu'on parle et qu'on écoute à chaque fois que l'occasion se présente, c'est-à-dire tout le temps) : je lisais Gala, je crois. Ou Paris Match et sur la couverture, il y avait Rachida Dati et son bébé. La coiffure de Rachida Dati était bizarre, moche à mon goût alors j'ai dit : « Euhm (faudrait que je trouve aut' chose) c'est affreux comme coiffure ça (je pointe du doigt Rachida Dati), non ? ». Comme elle était très concentrée et que mon introducteur était un peu trop court, j'ai été obligé de répéter. (Et quand on répète, la fonction phatique du langage disparaît quasiment systématiquement puisqu'a priori on est sûr que la communication est convenablement établie). Ça l'a amusée. Elle a dit : « Oui. (Regardant la couverture) C'est bizarre derrière. » Ça s'est arrêté là. Pourquoi ? Je pense que 1. comme elle débute, elle avait besoin d'être concentrée ; 2. nos âges étaient sans doute trop proches, ça peut créer un petit malaise.

Je lui ai donné un euro de « pourboire ». Je me suis demandé a posteri si c'est vraiment poli de donner seulement un euro. Vaut peut-être mieux ne rien donner, en fait. Qu'en dites-vous ?

 

Là, je vais tenter de fermer les yeux car demain matin, je dois impérativement me lever pour faire chauffer la CB à moins que les chaussures que j'ai repérées sur Internet ne soient pas disponibles dans le magasin.

Et après-demain, il faudra que je me mette dans le crâne que je ne suis pas riche et qu'il faut que j'arrête d'aller dans des boutiques où « c'est cool, le vendeur il est super dévoué ». Oh oui, parce que je vous ai pas dit, il y a une boutique typique bourges de droite (un préjugé à détruire !) que je trouve très bien. La première fois que je suis entré, je cherchais de quoi m'habiller pour la rentrée, au lieu de regarder un peu les prix (même si je me doutais que c'était pas donné et de toute façon c'est jamais affiché très explicitement...), j'ai limite fait une psychanalyse avec le « vendeur » (« aaah je me sens moche je sais pas m'habiller aidez-moi ») et comme il a été professionnel gentil (« vous êtes mince », « vous... » bon etc.), je me suis laissé faire. Il m'a habillé, j'étais ravi, j'ai tout pris. Ma CB n'a pas biper alors depuis ce jour-là, je me crois riche. Par contre, je ne veux pas relever le col de mon polo comme « eux » le font. C'est sûr qu'il y a un motif sympathique qui apparaît si on le relève mais bon... La dernière fois, en revanche, j'ai pris un truc moins cher (70 euros seulement...) mais c'est très sympa. En plus maintenant, je fais partie du groupe Facebook et je suis même invité à la super soirée de décembre (à laquelle je n'irai bien entendu pas car ça ne me dit rien du tout et que j'aurais l'air tache de toute façon car je ne sais même pas crâner) et je suis « ami » avec le vendeur que je pourrai sans doute appeler par son prénom maintenant (je suis sûr qu'il va me dire ça demain).

 

55_0_boutique.jpg

 

 

 

Oh et mince je voulais aussi vous parler de la petite Anglaise chez qui je suis allé parce que j'avais aperçu des marinières mais elle n'en avait plus à ma taille, elle a été très gentille, elle m'en a commandé une donc, par politesse, il faudrait quand même que j'aille l'acheter dans les jours à venir. Mais ça fait cher le bout de toile ! 54 euros, je crois.


Je pense que je vais postuler au Monop' !

 

—————

* J'ai vingt ans.

 

04 novembre 2009

Minä puhun ranskaa.

Pfiou, j'ai enfin Internet ! J'y croyais plus... Ce matin, j'étais en train de dessiner l'odeur d'un coton-tige en cours de sémio quand le livreur UPS tentait de m'appeler, ça m'a complètement déconcentré, je n'écoutais plus rien. Il faut dire que rester attentif après une matinée 8-14 sans interruption, c'est dur dur.

Je suis ravi de ma licence, c'est vraiment merveilleux, je me sens ami avec les cours. J'sais pas... c'est comme si la linguistique m'aimait bien ! En droit, c'était pas ça... c'est anguleux le droit, ça pique, c'est pas très confortable. La linguistique, c'est comme un nuage ou du coton. Et ça fait dire des trucs bizarres.

Ça modifie complètement notre regard sur l'écrit, l'oral, les langues, etc. Et ce que je peux vous dire, c'est qu'on n'est pas très tendre avec l'anglais dans cette licence... C'est un tueur de diversité. Or, la diversité, c'est vraiment quelque chose de capital. Je me demande si je ne vais pas d'abord essayer de résumer un peu dans les articles à venir quelques idées reçues qu'on a sur les langues dont il faut être capable de se débarrasser.

Vous ne m'entendrez plus parler d'orthographe... je suis contre les jugements normatifs. ;-)

Par contre, je suis pas contre les jugements de personnes ! Il faudra bien que je me défoule un peu ici parce qu'il y a tellement d'accumulation de petits agacements du quotidien que la machine est parfois très bouillante et qu'elle est à deux doigts d'exploser.

Déjà, je me suis fait une ennemie. C'est très involontaire. Je crois surtout qu'elle a mal interprété mes propos et/ou mon comportement. Nous avons des cours d'informatique obligatoires (il semblerait que ce soit depuis la réforme Pécresse dont je parlerai un peu aussi!) et il faut rendre chaque semaine un devoir qui est noté. Le premier devoir consistait en des mises en pages, des petites manipulations assez basiques sur un traitement de textes gratuit (writer pour ne pas le nommer) et le nombre de postes étant assez limité, j'étais avec une fille (dont je me serais bien passée, c'est sûr) pas très habile avec l'ordinateur. Donc, nous commençons les exercices du devoir en classe. Jusque là, tout va bien puisqu'elle profite de ma petite maîtrise de base du traitement de texte mais ensuite il faut bien sûr continuer chez soi et elle voulait absolument qu'on se retrouve en salle informatique pour terminer ça sauf que les horaires qu'elle me proposait ne me convenaient pas (elle a même osé me demander : "mais qu'est-ce que tu comptes faire chez toi à cette heure-là ?" j'ai trouvé ça un peu agressif et malvenu) donc je lui ai dit : "mais quel est le problème si je continue de mon côté et toi du tien puisque rien ne nous oblige à le rendre ensemble ?" et au lieu de me dit clairement qu'elle avait besoin de mon aide pour faire les exercices, elle s'embrouillait dans des explications complètement ridicules donc je lui ai dit qu'à la rigueur, je pourrais lui passer ma clé USB et elle envoie les documents tout en précisant que ça n'allait pas être très utile pour elle car elle n'allait rien apprendre eh bien figurez-vous que depuis ce temps elle m'ignore complètement et, comme elle est un peu immature, elle dit même parfois "bah demandez à max" quand un enseignant sollicite la participation d'un étudiant.

Bon de toute façon, ça m'arrange car elle se mettait à côté de moi alors que je m'organisais pour privilégier la venue de certaines autres personnes, elle me parlait beaucoup pour dire des choses idiotes, c'était très lassant... personnellement je ne peux pas souffrir qu'on me parle pendant un cours alors que je suis très concentré sur le raisonnement qu'est en train de tenir un  professeur et qu'on me coupe dans ma concentration pour me dire "et au fait, on a cours dans quelle salle demain ?" ou "t'as pas une feuille ?" (ça, on m'a pas encore demandé, en fait !) ou "il a dit quoi juste après 'le linguiste est...' ?" ! C'est à devenir fou. Alors je ne réponds jamais... je dis "euuuuuh" en espérant que la personne se dise "ah mais oui je suis bête, il était en train d'écouter" mais  je doute de l'efficacité de cette technique. Le mieux est encore de prendre les cours sur l'ordinateur car ceux qui sont à côté de toi peuvent regarder directement ce qui les intéresse sans solliciter de déplacement de bras qui coupe également la concentration et il n'y a pas d'objet sur la table qui pourraient encourager un raisonnement de type "trousse donc cartouche", "pochette donc feuille". L'ordinateur permet d'avoir un espace de travail très dégagé, on est plus en paix avec soi-même et les autres et en plus de ça, on peut prendre de façon très efficace le cours. On peut même l'enregistrer quand la salle est correctement isolée. Mais comme j'ai beaucoup de cours qui se passent à la Sorbonne, l'acoustique des salles n'est pas vraiment optimale.

Vendredi soir, je suis allé sur les Champs (Élysées) mais je vais dire Champs maintenant parce que je suis Parisien au Virgin. Il était assez tard parce que je finis les cours après vingt heures et c'était bizarre cette impression d'être chez soi, de reconnaître des détails, le même sdf toujours assis en face du Quick, le vigile du Monop' qui n'a pas changé, la pharmacienne de la pharmacie anglaise, l'imitateur de sifflets d'oiseaux vers la FNAC, etc. J'avais fait une liste de livres que je voulais acheter mais ils n'avaient rien de tout cela... alors j'ai acheté des Que sais-je que je n'avais pas prévu d'acheter initialement (il y en a un sur la pragmatique, un sur la naissance du français et un autre sur l'histoire de l'enseignement) et j'ai aussi acheter du coup autre chose : le dictionnaire historique de la langue française  sous la direction d'Alain REY. Je me souviens que Geooorges en avait parlé et c'est vrai que le boîtier est vraiment étroit, il faut lutter pour parvenir à sortir un volume du carton ! C'est très mal fait. Tout ça pour dire que le Virgin Méga, c'est bien parce que ça ferme tard mais il y a pas beaucoup de références très pointues. Mais bon mes chèques CADO ne marchent pas dans d'autres endroits plus intéressants. Il y avait une espèce de concert à l'étage, c'était inaudible... je ne sais même pas qui a pu se déplacer pour venir écouter mais c'était de vraies casseroles. À la caisse, c'est un insolent qui m'a accueilli, je l'ai trouvé assez désagréable car il y avait beaucoup de bruit et j'entends quand même assez mal pour mon âge et peut-être que parfois je dis "comment ?" sur un ton bizarroïde mais ça n'empêche pas qu'il a (...) bon bref je m'égards, ma pensée n'est jamais très ordonnée, ça on le sait.


Est-ce que je vous ai dit que j'apprends une nouvelle langue ? J'ai un peu peur de trop en dire car je vais finir avec tous les gens de la fac qui naviguent sur Internet et les profs qui doivent sans doute passer beaucoup de temps sur Internet quand on voit la rapidité avec laquelle ils répondent aux mails, mettent les documents sur Internet... c'est un peu inquiétant, il faudra peut-être même que je déménage et que je change un peu mon prénom ou je ne sais pas quoi... Bon toujours est-il que j'apprends le fi n nois (on va l'écrire comme ça, ça va éviter la "googlisabilisation"...) avec une F i nnoise qui n'a pas 20 ans mais qui est très charmante (je suis bien sûr sensible aux charmes des femmes qui sont relativement plus âgées que moi), très élégante, toujours très bien vêtue. Donc le finnois (donc on ne dit pas finlandais bien sûr) est une langue très différente de ce qu'on a l'habitude d'apprendre parce que ce n'est pas une langue indo-européenne mais une langue finno-ougrienne et on ne peut pas deviner les mots par transparence, c'est vraiment autre chose. Le titre de mon article, c'est du fi nnois et ça veut dire "je parle français". Pour dire "je suis français", on dit "minä olen Ranskaleinen". Il y a beaucoup de cas en finnois, plus de dix ! Donc à la fois très compliqué mais aussi très pratique car ça implique une précision dans la langue qui n'est pas commune. J'en reparlerai peut-être prochainement...


Je vais peut-être m'arrêter là pour ce soir car je crois que ça va être un peu long et pénible à lire pour cette reprise, il faut que je vous ménage un peu. Peut-être que je pourrais vous parler un peu aussi de mon quartier car je vis dans le 4ème arrondissement et c'est quand même un endroit très sympathique, c'est très villageois comme ambiance. En tout cas, ça n'a rien à voir avec le 8ème côté Champs. Il y a plein de bobos à Saint-Paul. C'est un nid à bobos, on peut dire.

Bien, je vous dis à la prochaine les enfants.

 

PS : je vais seulement rajouter que j'ai un peu répondu aux commentaires dans l'article juste en-dessous.

 

08 octobre 2009

Tiens.

J'en ai marre. Y a des hauts, y a des bas. En ce moment, c'est un bas.

J'ai commandé un nouvel ordinateur parce que l'actuel fait un bruit de brosse à dents électrique. Il y a eu un petit raté, je l'ai payé deux fois. Mais je ne vais le recevoir qu'une fois et la date de livraison retenue est celle de la deuxième commande.

J'ai rien à dire à part que je me suis fait arnaquer sur le parking d'un magasin. J'étais à peine descendu de la voiture qu'un type m'a abordé pour me faire signer une pétition contre les mines antipersonnel. Je n'étais pas très bien réveillé, j'ai dit oui sans réfléchir, mollement puis il me fait compléter au fur et à mesure tout en parlant assez vite pour que je n'aie pas le temps de poser de question : prénom, nom, adresse et la « qualité de la prothèse » (sic). Je lui demande ce que ça veut dire, forcément. Réponse : « C'est minimum 10 euros. Après vous donnez ce que vous voulez. » Là, ça m'a réveillé ! J'ai dit que finalement il n'avait qu'à effacer mon nom, après tout, ce n'est pas dramatique d'effacer un nom mais il a haussé le ton, il était désagréable, il avait une tête à faire des histoires alors j'ai heureusement trouvé un billet de 10 (d'habitude, je n'ai jamais d'argent liquide sur moi car j'arrive toujours à payer par carte bleue ou monéo) et je lui ai donné... Je ne sais même pas à quoi va servir cet argent. Certainement pas à opérer les enfants blessés par les mines antipersonnel... Pff, ça m'énerve.

Bon allez j'me casse !

30 septembre 2009

See

free-spot.jpgJ'ai pas le temps. J'ai pas Internet à Paris. Hier, à Paris, je branche un téléphone dans la prise. Pas de tonalité. J'appelle le 118 218 pour qu'ils m'envoient le numéro de France Télécom. À ce sujet, je peux vous dire que le service est aussi tonique que les deux gugus dans la pub. Ils devraient même songer à parler moins vite. Bref. J'ai appelé France Télécom. Pour qu'on m'ouvre une ligne téléphonique. J'ai eu affaire à une femme malhonnête, menteuse et bête. Alors que l'année dernière, il était tout à fait possible de demander à France Télécom d'ouvrir une ligne et ensuite de prendre un abonnement à Internet chez un autre fournisseur, cette année le seul moyen de bénéficier d'une ligne, d'après cette femme, est de souscrire à un abonnement chez FT-Orange. Or, il n'y a pas plus cher et contraignant que ce FAI : frais de résiliation, abonnement mensuel plus cher que ce qui est proposé chez les concurrents, engagement minimum de 12 mois, etc. Je lui dis que ça ne m'intéresse pas après qu'elle m'a décrit les trois offres spéciales moins de 25 ans et elle me demande « je peux savoir ce qui vous gêne ? » alors que je venais de lui dire que 1. c'est trop cher, 2. je ne veux pas m'engager pour 12 mois et 3. j'ai d'autres offres en tête plus intéressantes. « À qui vous pensez ? » À Free, sans engagement. Elle me dit que ce n'est pas vrai, que je suis naïf, qu'il y a des frais cachés, etc. Au final, pour m'entendre dire que je suis naïf et que je ne peux pas avoir de ligne téléphonique, j'ai quand même déboursé 12 centimes par minute. Ça fait cher la déception !

stwnayn479a.jpg J'ai donc appelé Free. Je leur ai demandé s'il était possible qu'ils s'occupent de tout sans que j'aie à passer par France Télécom. Vous allez me dire que j'aurais peut-être dû commencer par là au lieu d'appeler FT en premier lieu. Effectivement. Le téléconseiller s'appelait Salem. Je me suis imaginé parler au chat de Sabrina la Sorcière pendant tout le temps de la communication. Salem m'a expliqué que Free peut en effet s'occuper de tout ça pour moi mais ça demande du temps : entre 4 et 6 semaines sans compter l'intervention d'un technicien qui prendra rendez-vous avec moi par l'intermédiaire de « [ma] cellule téléphonique ». Et ça me fait bien suer ! Je capte 50 000 réseaux wifi depuis mon appartement mais ils sont tous protégés par un mot de passe. Qu'est-ce que je fais sans Internet, vous pouvez me le dire ? Tous les profs de la fac communiquent par mail ! Toutes les informations utiles sont publiées sur le site de la fac ! Le point d'accès gratuit de la ville de Paris est trop loin, c'est pas pratique. J'ai été obligé d'aller prendre un petit-déjeuner à 8 euros dans un hôtel.IM-640705-Le-118-218.jpg

Je vous raconte vite fait. Je revenais du Crédit Agricole où j'ai tenté en vain de créditer ma carte étudiante Monéo lorsque je suis passé devant une porte où j'ai vu le logo WIFI. J'ai couru jusqu'à l'appart, j'ai pris mon ordi et je suis rentré là-dedans sans vraiment savoir ce que c'était. Il y avait une dame assise sur un pouf qui parlait allemand à haute voix à son ordinateur. Et puis d'autres personnes plus discrètes. L'endroit était plutôt charmant : poutres, affiches de films, piano, etc. Je m'assois. J'ouvre mon MacBook. Je cherche un réseau... Rien ! La serveuse s'approche. Elle me demande mon... numéro de chambre ! J'ai cru l'espace d'un instant qu'une prostitué m'attendait dans une pièce, à l'étage. J'ai répondu un « euuuuuuuuuuuuuh » très long. Elle m'a dit : « Vous n'êtes pas de l'hôtel, peut-être ? ». Ah non, en effet, je ne suis pas de l'hôtel. On peut très bien venir prendre un petit-déjeuner sans pour autant louer une chambre. J'ai donc bu un chocolat chaud et un jus d'orange, mangé un croissant et une tartine beurrée avec de la confiture de fraises. J'ai quand même demandé comment me connecter au réseau. Un jeune Allemand m'a apporté le mot de passe noté sur une carte. Bon bref.

427643606_small.jpg Je voulais également vous dire que j'ai croisé le chemin de Pierre Bénichou. Comme je l'écoute à la radio, j'imagine qu'il s'est dit : « ces jeunes n'ont décidément aucune tenue : pas rasés, mal fringués, aucune classe ». Lui, il était pas mal.

22 septembre 2009

Campagne contraception 2009

 

 

21 septembre 2009

Note perso

 

 

20 septembre 2009

Mort aux rats.