03 juillet 2009

Luscious lips.

Je propose que l’on suspende tous les vols. Ou tous les journalistes. Au choix.

Bref, passons.

Hier je suis allé chez le psy. Je suis parti en retard de la maison alors je me suis garé en vrac sur un emplacement de parking virtuel, j’ai mis 20 cts dans l’horodateur en râlant parce que, vraiment, nous faire payer le parking, c’est un scandale. Au départ, j’avais mis 10cts mais la machine bipait et me demandait « Veuillez introduire un montant égal ou supérieur à 20 cts ». Ça se fait pas de réclamer, d’abord !

Ensuite j’ai eu affaire à l’épreuve de la grosse porte + interphone. Les étiquettes sont à moitié arrachées, on ne voit même plus les noms. J’ai appuyé sur tous les boutons. C’était le dernier ! Je trouve ça d’un compliqué ce système ! C’est au-delà des mes capacités intellectuelles.

Il y avait 50 000 personnes dans la salle d’attente. J’ai demandé à une dame si tout le monde attendait pour le même docteur. Elle m’a dit que oui et alors là, j’ai sans le savoir déclenché une vague de plaintes toutes aussi désespérées les unes que les autres. Il y a un monsieur qui attendait depuis 6 heures. Il aurait mieux fait de rentrer chez lui…

Après ils m’ont raconté (parce que j’ai pas vu ce psy la première fois, c’était son remplaçant) qu’il est tout le temps en train de bouger, qu’il téléphone pendant les consultations, qu’il donne parfois des rendez-vous alors qu’il est en vacances, qu’il donne des rendez-vous le matin et qu’il n’arrive qu’à partir de 14 heures-15 heures. Ça balançait !

Il n’y avait qu’une femme, et j’ai cru que c’était Ed, qui ne disait rien. Elle me donnait l’impression de regarder les autres un peu de haut. Elle a essayé de lire un bout d’un roman en anglais mais elle a abandonné l’idée quand elle a vu que tout le monde continuait à parler.

Une jeune fille (qui jouait avec son téléphone portable) a demandé si elle pouvait partir 30mn. Ils ont répondu « bien sûr » en cœur.

Après ça, le psy a fait son entrée. Je ne sais pas où il était… ça se trouve, il entrait pour la première fois de la journée dans son cabinet.

Le monsieur qui attendait depuis 6 heures est entré. Il y a encore eu quelques plaintes. Un autre patient n’arrêtait pas de se déplacer. La dame à qui j’ai posé la question au début est entrée à son tour. Puis le monsieur qui se déplaçait tout le temps a grillé la place de la femme qui a tenté de lire un roman en anglais. Une fois la porte refermée, elle a secoué la tête d’un air indigné et elle a dit : « Il est gonflé. » J’ai demandé pourquoi car je ne savais pas qu’elle était là avant lui. Elle m’a expliqué. En fait, elle était très gentille.

Bon après ce monsieur qui l’a grillée est sorti et la dame lui a dit : « Merci de nous être passé devant. » Il a dit : « Ah non mais c’est pas pareil, je suis venu le voir personnellement. ». On a rigolé tellement c’était n’importe quoi de dire ça. Il croit qu’on est là pour quoi nous ? Alors on s’est indigné ensemble.

Une autre femme est entrée à son tour me laissant moi et la dame au roman anglais (ah et une autre femme qui n’a pas parlé et qui est arrivée après moi) seuls. Elle a été plus bavarde. Je crois qu’elle m’aimait bien. Elle m’a dit que le comportement des gens en général lui est insupportable, que les gens manquent systématiquement de respect, que changer les mentalités n’était pas une mince affaire et que les personnes sensibles sont les premières à trinquer.

Après elle m’a laissé, c’était à son tour.

Pendant ce temps, y a un type qui est arrivé. Il a entamé une conversation avec moi par : « Vous en avez marre d’attendre ? ». Je commence à peine à expliquer que « oui… » qu’il me coupe la parole et parle, parle, parle tout en me fixant. J’en avais marre de l’écouter en plus il était vraiment fermé, pas moyen d’en placer une ! J’ai prié pour que le rendez-vous avec la dame au roman anglais ne dure pas une éternité !

Mon tour est venu assez vite, ouf !. Je suis entré sans qu’il me le dise. Il était au téléphone (portable) avec un ami bricoleur/mécano amateur. Je suis resté debout, dos à lui en regardant une toile suspendue au mur. Je sentais qu’il me regardait ! Il parlait de freins. Il fallait tout changer sur la voiture. D’abord, il a dit : « bon tant pis, je pars comme ça sinon ça va foutre ma semaine de vacances en l’air, je freinerai pas beaucoup ». C’est pas évident de pas freiner, dis donc ! Insconscient.

Bref. Il m’a dit de m’asseoir mais il était pas tranquille avec cette histoire de frein alors il a appelé sa femme : « Tu peux venir me remplacer, là ? Faut que j’apporte la voiture au garage. » Elle lui a dit (il avait mis le haut parleur) : « Je peux pas Thomas est dans le bain. » « Tu peux pas le laisser dans le bain ? » « Ah non non, je ne peux pas laisser Thomas dans le bain… seul dans l’appartement ! ». Alors il s’est excusé, m’a expliqué ce qu’il allait faire et s’est absenté plus d’une heure en me laissant seul dans la pièce. À 18 heures 45, s’il n’était pas revenu, je serais parti.

Il m’a de nouveau présenté ses excuses avant que le téléphone ne sonne de nouveau. Il a dit : « Rappelle-moi un peu plus tard, j’ai un jeune homme qui a besoin que je l’écoute et qui a été déraisonnablement patient. Je pars à LXHEH de JFJF. Laisse-moi plein de messages. Bises. »

Je lui explique ce que m’a dit son remplaçant et je lui dis que tout va mieux, c’est très bien. Il m’a dit que non, tout ne va pas mieux, ça se voit. J’étais un peu étonné. Il m’a dit ce qui dans mon attitude lui faisait dire ça. Eh bien purée, ça fait peur. Il m’a demandé si j’avais déjà eu une petite amie. J’ai dit oui. Il m’a dit « Vous êtes pas totalement homosexuel alors ». MDR Alors j’ai dit qu’a priori je ne l’étais même pas du tout. J’l’ai pas senti convaincu. Il m’a conseillé un film (je ne peux pas donner le titre, ça multiplierait les chances de me retrouver quoique y a un paquet de liens avant… bref !).

Il m’a demandé si je me droguais. « Joints ? Cannabis ? Pétard ? Cigarette ? » J’ai déjà fumé, oui, d’accord. Il m’a dit que le mieux c’était la cocaïne.

On a parlé de mes études. De mes parents. Ce que j’aime lire, ce que j’écoute, ce que j’apprends, ce qui me plaît, ce qui me plaît pas.

Il m’a demandé si je voulais faire de la politique. Si j’étais socialiste. Plutôt Aubry ou Royal. J’ai dit « ni l’une ni l’autre. » Quand même pas Bayrou ? « Plutôt Mélenchon ». Il m’a dit qu’il a voté front de gauche aux européennes, qu’il trouve ce Jean-Luc un peu vieux mais qu’il est brave. Il m’a demandé si je connaissais les situationnistes. Il m’a conseillé un livre.

Il m’a aussi dit qu’il était freudien et m’a dressé le « tableau clinique freudien ». Mais c’était un peu trop rapide pour mon cerveau endormi alors j’ai pas enregistré.

N’empêche il parle vite, il téléphone sans arrêt, il a l’air de penser à autre chose mais il vous regarde (analyse ?) vraiment et il écoute très bien. Et il est drôlement cultivé. Il a lu des tas de choses, il s’intéresse à beaucoup de chose (l’art, il aime beaucoup l’art, par exemple), il a une mémoire exceptionnelle. Il a cité plusieurs auteurs. J’ai vérifié sur Google, c’était ça au mot près. Vraiment un homme bien.

Il m’a demandé si j’avais assez d’argent pour payer. Parce que « sinon je mets pris en charge à 100% et c’est réglé, je fais ça pour les patients qui ont des difficultés ». Ça coûte 41 euros une consultation (la première, c’est 48). Bon d’accord, on s’en fiche. Enfin non, d’ailleurs, c’est peut-être le seul truc utile de mon blabla mal ordonné…

02 juillet 2009

« Un mec à la coule », Manu Larrouy.

Qui est cet homme ?

 

Manu Larrouy.jpg

C'est Manu Larrouy. Que chante-t-il ? « Un mec à la coule » :


J'allais oublier les paroles...

A la France de droite
Celle qui se la pète
Je n’irai pas danser
Ce soir au Fouquet’s
Je n’irai pas non plus
Au concert de Johnny
Je reste dans la rue
Et je retiens la nuit
Sur les Champs-Élysées
Y’a la France du fils de
La famille à rentiers
Protégée par la Police
Celle des “Je veux être
Avant de savoir vivre”
Ose lâcher ton maître
Et tente de me suivre

Moi qui suis ni pd, ni juif
Ni vendeur de spliffs
Ni fils de, ni franc-mac
Ni rebeu, ni black
Ni blond aux yeux bleus
Ni roi de la banlieue
Mais un autre genre de moule
Juste un mec à la coule
Et au fond des abîmes

Y’a la France d’en bas
Celle bien sûr qui trime
Celle qui n’en revient pas
De voir la déferlante
La vague américaine
Celle du cac40
Dans la pizza hawaïenne
Celle qui les jours de fête
Tente de se calmer
Jettant des cacahuètes
Sur la tête à Mickey
Pour un drôle de bonheur
Pour une drôle de France
Sous anti-dépresseurs
En toute bienséance

Ni pd, ni juif
Ni vendeur de spliffs
Ni fils de, ni franc-mac
Ni rebeu, ni black
Ni blond aux yeux bleus
Ni roi de la banlieue
Mais un autre genre de moule
Paroles trouvées sur www.tictacflo.com
Juste une France qui a les boules

Moi j’ai ni 20 ans ni 40
Je navigue en eaux troubles
Entre la vodka et la menthe
Parfois je vois double
A ma génération
Celle de l’albatros
Pris dans la pollution
Et rêvant du cosmos
Sors du coma
Avant qu’on t’ensorcelle
Ne les laisse pas
Te briser les ailes
Taille leur un short
Et redis leur encore
Touche pas à mon pote
Mon âme c’est mon trésor

Nous les pds, les juifs
Les vendeurs de spliffs
Les fils de, les francs-mac
Les rebeu, les blacks
Les blonds aux yeux bleus

Les rois de la banlieue
Emportés par la foule
Juste un mec à la coule

30 juin 2009

En 7 points.

1)    Je me comporte comme un enfant de cinq ans avec mon frère. Je ne lui lâche pas la grappe une seconde. De ma chambre, j’entends son téléphone portable sonner, j’accours : « C’est qui ? Allez, dis-moi qui c’est ! » alors que je sais pertinemment qu’il répond toujours que ce n’est pas mon problème, que ça ne me regarde pas. Je lui pose des questions idiotes, sans aucun intérêt. Je le suis partout comme un petit chien. Il est à son bureau, je me mets sur son lit. Il est sur son lit, je m’assois sur sa chaise de bureau. Je ne sais pas pourquoi je fais ça, c’est ridicule. En tout cas, il est bien patient. Tout à l’heure, il m’a fait supporter la même chose — volontairement et en exagérant — et je n’ai pas tenu plus d’une minute. Nous n’avons pas la même patience, c’est une évidence.

2)    Je suis accro au sucre sous toutes ses formes. Je mange un nombre déraisonnable de tablettes de chocolat — au riz, aux noisettes, etc. — et de gâteaux apéritifs. Mais je pense qu’avec les repas normaux, je couvre la totalité de mes besoins nutritionnels. Et je vous rappelle qu’il est vivement déconseillé de grignoter entre les repas. Il faut bouger au moins une demi-heure par jour pour se dépenser. Vous avez mangé vos cinq fruits et légumes aujourd’hui ? Faudra peut-être s’y mettre, hein !

3)    J’avais retrouvé un cycle / rythme de sommeil agréablement normal mais il a fallu que je papote sur Internet hier soir jusqu’à 5 heures du matin pour tout décaler. Oh non mais quelle poisse ! Je pense que les anti-dépresseurs commencent à faire leur effet et c’est extrêmement appréciable.

4)    Demain, étant donné que mon frère m’abandonne pour une sortie avec ses amis et que je serai donc seul une fois de plus, j’irai peut-être au cinéma qui propose une projection gratuite du film « La chambre du fils » qui a décroché la palme d’or au festival de Cannes en 2001. Le résumé Allocinoch : « Une famille unie dans une petite ville du Nord de l’Italie. Le père, Giovanni, la mère, Paola, et leurs deux enfants, déjà adolescents : Irene, l’aînée, et Andrea, le cadet. Giovanni est psychanalyste. Dans son cabinet qui jouxte son appartement, ses patients lui confient leurs névroses, qui tranchent avec le calme de sa propre existence. Un dimanche matin, Giovanni est appelé en urgence par un patient. Il ne peut pas aller courir avec son fils, comme il le lui avait proposé. Andrea part faire de la plongée avec des amis. Il ne reviendra pas...»

5)    J’ai écouté Élie Cohen (économiste pour ceux qui le sauraient pas) dans « Mots croisés » et il m’a appris que la France peut se permettre d’emprunter et qu’elle trouvera d’ailleurs encore des prêteurs pendant un bon moment au vu de sa situation qui sur le plan macroéconomique est loin d’être alarmante. La France fait même partie des bons emprunteurs, elle rembourse bien ses dettes. Ce qui n’est pas le cas du Japon, par exemple. Le grand emprunt prévu pour 2010 par le gouvernement n’est donc pas, du point de vue économique en tout cas, une « catastrophe ». Ce qui est plus gênant, c’est l’utilisation de cet emprunt. Si l’argent n’est pas investi directement et massivement dans les grands domaines porteurs d’espoir, les effets positifs ne pourront se faire ressentir que sur le court terme et, à long terme, c’est une nouvelle crise qui se profilera.
L’autre souci, c’est en politique et il est présent : c’est que le PS ne peut pas critiquer cette décision sans se décrédibiliser dans la mesure où c’était grosso modo une de leurs idées pour une sortie de crise. Sarkozy est vraiment cruel.

6)    Je voudrais maintenant crier ma joie au monde entier pour avoir donné l’idée à ma tante M. de rester en vacances une semaine dans son autre chez elle, dans un autre département. C’est une joie que de pouvoir dormir la matinée entière sans être irrité par les coups de sonnette intempestifs, de pouvoir traîner en pyjama les cheveux en bataille, la tête en vrac sans craindre les toc toc violents contre la porte vitrée, bref, de pouvoir vivre tranquille, sans pression extérieure. Ouf !


7)    Oh et j’oubliais de dire que je dois augmenter ma masse musculaire et que, ça, c’est pas de la tarte ! Je me suis mis sur la machine de guerre qu’on a achetée à Décathlon il y a déjà un p’tit bout de temps — qui a d’abord servi d’étagère à linge avant que mon frère ne l’utilise assidûment — et… j’ai fait bronzette car elle est placée juste en dessous d’un grand velux. Après, j’ai essayé de soulever les deux disques de 10 kilos chacun avec mes jambes mais au bout de deux levées, j’en avais déjà marre. Alors j’ai essayé les deux petits haltères de 1 kilo chacun pour les épaules mais c’était pas mieux, ça fait tellement mal que je vois mal comment je vais pouvoir me « muscler ». Pour terminer, je me suis dit que faire des abdos (avec les jambes en ciseau et avec les relevés de buste + rotation), vu que c’est sans matos, ce serait plus facile et moins pénible. Tu parles ! Un calvaire ! À ce rythme-là, je peux espérer se voir dessiner mon premier abdo pour mon 60ème annivesaire.

29 juin 2009

Cœur de Pirate

 

Côte contre côte nos corps vibrent partant
Et dans ces courses sans dérive
On tombe presque hors champ
Et dans tes rires qui défoncent plus que l’égo qui te prend
Tu nous réduis à l’impossible dans tes tourments

Et sans gêne tu te défonces, tu ne comprends pas
Car nous avions une belle histoire, tu le nieras pas
Par contre tes cris défoncent les murs de ton appartement
Pour atteindre mon coeur qui meurt un peu plus à chaque instant

Car ensemble rime avec désordre,
Et l’homme que tu es n’est plus que discorde
Car ce que tu es rime avec regrets
Pour ma part je n’ai que ceux qui restent à jamais

Tête contre tête tu m’as vaincu juste à temps
Et quand tu es revenu
Tu n’étais plus comme avant
Et tes mensonges tiennent le seul homme que tu pourrais être
Mes plaies s’ouvrent un peu plus à chaque fois que tu t’entêtes

Et sans gêne tu te défonces, tu ne comprends pas
Que tu détruis une belle histoire, je le nierai pas
Par contre nos cris détruisent les murs de ton appartement
Pour atteindre l’amour qui meurt un peu plus à chaque instant

Car ensemble rime avec désordre,
Et l’homme que tu es n’est plus que discorde
Car ce que tu es rime avec regrets
Pour ma part je n’ai que ceux qui restent à jamais

Car ensemble rime avec désordre,
Et l’homme que tu es n’est plus que discorde
Car ce que tu es rime avec regrets
Pour ma part je n’ai que ceux qui restent à jamais

25 juin 2009

Cuisine/Extérieur

Et Pascale qui dit à Ed que sa cuisine est mal rangée... de quoi vais-je avoir l'air ?

 

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11 heures 42
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11 heures 43

23 juin 2009

Mes p'tits loulous

À 13 heures, je m’en vais à Brime-sur-Âgemon* en espérant pouvoir récupérer le matériel de soin prescrit par les urgences pour mon frère. Il va de soi qu’à cette heure-là, c’était fermé. Mais je suis parti sans regarder l’heure. Bon maintenant je vous indique l’heure parce que j’ai regardé ma montre une fois devant l’officine Donc je suis retourné à la maison, j’ai hurlé depuis le rez-de-chaussée : « C’est ferméééé ! » puis je suis monté à l’étage. J’aurais pu attendre d’être à l’étage pour dire « C’est fermé. » sans hurler mais non, je préfère hurler.

Après ça, j’ai attendu en lisant un chapitre D’Alice au pays du langage sur les morphèmes et les phonèmes. On sait déjà qu’une consonne sans voyelle, c’est comme une plage sans sable mais comment le dire savamment ? Eh bien comme ça : « Une consonne ne peut s’articuler sans appui vocalique ». Et à 14 heures, je suis reparti. Je vais te faire un plan de ma place.


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Je pars de chez moi (2), je file à toute vitesse jusqu’en (1), chez ma tante. Je m’arrête devant la fenêtre, je traverse sa pelouse pour lui dire « Je vais à la pharmacie ! » et je m’apprêtais à faire demi-tour avant même d’avoir prononcé la dernière syllabe mais non, elle a arrêté le ménage et p’is tout pour venir avec moi car elle avait besoin de… sacs aspirateur. Là, je me suis dit « Oh non, purée ! » parce que je peux vous dire que c’est pas une tornade la Monique ! J’avais même pas fait 2m avec la voiture qu’il a fallu s’arrêter parce qu’elle s’est aperçu qu’elle avait oublié de fermer sa fenêtre de maison.

Arrivés à Brime-sur-Âgemon*, je suis allé à la pharmacie, seul (ouf !). La pharmacienne parlait ménopause à voix basse avec une maman de 45 ans et sa fille. J’ai fait style (j’ai fait style… MDR !) que je rêvassais. C’est moche la ménopause ! MDR !

Puis vint mon tour. Elle me pose des médicaments avant même que j’ai le temps de dire quoi que ce soit puis ajoute :

-    « Je vous mets les gouttes avec ? »
-    « Euh… c’est pour moi tout ça ? »
-    « C’est pour votre amie, non ? »
-    « J’suis pas au courant. »
-    « Aaaaaaaaah non, je suis bête ! Je vous ai confondu avec une personne qui est venue tout à l’heure et qui devait venir récupérer les médicaments à cette heure-là. Excusez-moi. »

C’est vraiment moche la ménopause.

Elle m’a mis 50 000 boîtes de sparadraps gras. Ça coûte une fortune. La sécurité sociale en rembourse une partie mais c’est pas folichon. Enfin, c’est déjà pas mal qu’elle rembourse des merdes pareilles . Bref !

Après j’ai mis ma carte vitale à jour. Enfin, je crois. Parce qu’elle m’a même pas demandé ce qu’il fallait changer alors j’sais pas si on s’est bien compris. Enfin tout ça pour dire que ça met une éternité au serveur qui gère les contenus des cartes vitales, j’ai cru que j’allais m’effondrer de rester debout aussi longtemps. Je tiens pas debout, en fait.

Bon bref, bref et bref ! Pendant ce temps, ma tante devait acheter des sacs aspirateurs, dans un magasin qui vend de l’électroménager pas très loin mais en fait, c’était fermé. Je le savais que c’était fermé avant même d’entrer dans la pharmacie mais pour pas qu’elle vienne avec moi, je lui ai dit : « Bah frappe à la porte au cas où ! Puis regarde les horaires ! ».

Donc on est allé dans un autre magasin de ce genre un peu plus loin avec la voiture qui pollue pas donc ça va. Elle m’énervait comme c’est pas permis en racontant sa vie alors qu’on a qu’à demander des sacs aspirateur p’is c’est réglé ! Déjà qu’au lieu d’arracher le petit bout du sachet sur lequel figurent les références, elle emmène le carton complet, faut pas avoir peur du ridicule (ou de se faire remarquer tout simplement…). Après, faut qu’elle en rajoute : et vas-y que c’est pour 50 ans de mariage qu’on me l’a offert alors j’y tiens, et vas-y que tu connais mon mari, vous avez été à l’école ensemble et blablabla ! Après, trois heures pour faire le chèque ! Oh elle m’énerve… il est évident qu’elle a des difficultés avec l’écrit. Alors elle est obligée de faire semblant de réfléchir (ça lui va pas) avant d’écrire. C’est à se demander si elle va arriver à arracher le chèque ! Donc on a passé 3 heures pour des sacs aspirateur !

Après on est rentré à la maison. J’ai donné les pansements à mon frère et je suis reparti avec ma tante dans une autre ville moyenne avec des magasins. Comme elle m’avait un peu énervé à être lente comme ça et qu’une autre fois elle m’avait mis en retard, j’ai décidé de tout faire pour qu’elle ne soit pas à 16 heures chez elle (parce qu’elle devait être à 16 heures chez elle) sauf que je suis pas doué pour cacher mes fous rires et que quand je fais exprès de pas retrouver la voiture sur le parking, ça se voit trop !

Bon je vous raconterai ce que j’ai fait. J’ai pris une photo d’elle dans les patins. MDR ! Ahah
Parce que là je dois aller chez ma grand-mère. Elle m’a appelé pour me dire des tas de trucs qui passent du coq à l’âne. Elle a dit « J’ai quelque chose à te dire donc si tu pouvais venir. » J’ai dit « Ok. Je termine un truc et j’arrive. » Et puis elle a redit : « C’est pour te dire comment j’ai des enfants » (sic). MDR. Comment qu’elle parle !

Allez, béco, béco !


*Petite ville à 5kms d’ici où il y a des pharmacies, des boulangeries, des vétérinaires, des coiffeurs, des lotos, des quicailleries et tutti quanti.

cJe

Je vais bientôt changer de blog.



Le bandeau publicitaire, y a pas moyen qu’il soit centré, non ? Déjà qu’on devrait me payer pour faire de la pub sur mon blog si en plus je dois supporter ces fautes de goût, où va-t-on !



Actuellement je réfléchis à la façon dont je vais pouvoir tuer le facteur qui, j’en suis sûr, distribue le courrier de façon aléatoire et en garde peut-être même pour lui. Mais que peut-il bien faire avec ma lettre d’admission dans la filière demandée à la rentrée 2009 ? Il a un gosse qui veut faire la même chose ? C’est un pervers qui aime à prendre du plaisir sur des courriers en provenance d’établissements d’enseignement supérieur ? Non, non, ras-le-bol d’ouvrir cette boîte aux lettres sans rien trouver ! C’est un scandale ! C’est un complot !



J’sais pas si tu te souviens de mon prof de lettres/littérature de première/terminale qui me saquait comme pas possible. Je pensais qu’avec le temps, j’oublierais et que, peut-être même, je reconnaîtrais que c’était bien mérité… eh bien, figure-toi, que pas du tout ! C’est même le contraire. Plus j’y pense moins je comprends son acharnement. Et puis en relisant les commentaires — pour m’assurer que je n’amplifiais pas les choses — je constate qu’il n’y allait pas de main morte. Oh mon dieu que je le déteste !



Bon allez, je vais me préparer psychologiquement à conduire et accompagner ma tante chez l’opticien pour l’achat d’un cordon à lunettes (pourvu qu’elle ne lui demande pas encore : « C’est normal qu’il voit mal sans lunettes ? » ) et de « patins à Intermarché ». Je sais, c’est palpitant.