15 novembre 2009

Change

Vous êtes lourds. Rejoignez-moi ici.

14 novembre 2009

" et ce n'est pas le cas ici"

 

Ok.

 

13 novembre 2009

Quand "battre sa coulpe" devient "se taper la poulpe" :)

10 novembre 2009

Païvää*

Ce matin, j'ai décidé d'aller à mon cours avec ma chaussure gauche trop petite en pensant que c'était le meilleur moyen pour qu'elle se fasse à mon pied (et pas le contraire), quel idiot je fais ! Je ne pouvais plus même marcher ! Il faisait tellement froid que j'avais le pied complètement paralysé. Au lieu d'aller à la bibliothèque comme je l'avais prévu, je suis rentré péniblement chez moi et j'ai appelé Lacoste pour leur demander s'ils pouvaient me les changer. Z'ont dit oui. J'ai mis au moins quarante minutes pour aller jusqu'au magasin ! J'ai filé à la pharmacie tout de suite après pour demander ce que je pouvais faire... La solution : acheter des pansements à 7 euros ! Mais je ne regrette pas, c'est bien efficace.

 

Après Lacoste et la pharmacie, je suis allé dans un magasin de chaussettes ! J'y étais déjà allé samedi mais je ne voyais pas l'intérêt d'acheter des chaussettes fabriquées au Japon à un prix assez élevé. Et puis aujourd'hui, je ne sais pas, j'avais envie d'une paire chaussettes rouges et d'une paire de chaussettes jaunes. Il y a une vendeuse dans cette petite boutique que je dois sans doute connaître de quelque part car elle me sourit toujours d'une façon particulière ! D'ailleurs, aujourd'hui, elle ne travaillait pas mais je l'ai croisée dans la rue, sur le chemin du retour, et elle m'a encore souri. Je pense que je retournerai prochainement acheter une troisième paire de chaussettes japonaises et j'en profiterai pour lui demander si on se connaît car ça me tracasse.

 

À 14 heures, j'avais rendez-vous chez l'ostéo sur les Champs-Élysées. L'odeur qu'il y a vers le Quick, j'ai toujours cru qu'elle provenait des couvertures pourries du SDF qui squatte par là mais apparemment non car aujourd'hui, il n'y avait pas de SDF et l'odeur était toujours là. Rien que d'en parlait, ça me donne la nausée.

 

L'ostéo, il est super sympa avec moi. Il me demande toujours si je suis heureux. Il dit des choses sympathiques sur moi. Même si parfois il me fait pleurer, je l'aime bien. Si ça ne coûtait pas aussi cher, j'irais plus souvent. Mais pour le moment, il faut que je me contente d'une visite mensuelle. Il m'a fait craquer la nuque et le dos comme jamais ! N'empêche, c'est incroyable de voir comme on se sent léger (et dépeigné) quand on sort du rendez-vous. Et on peut aussi constater qu'on se tient droit sans avoir à faire d'efforts.

 

Après, je suis allé en cours... La prof est vraiment très amusante et sympathique, le cours intéressant mais il y a tellement de termes scientifiques que c'est très abstrait pour moi (et beaucoup d'autres), pauvre littéraire, qui ne me suis jamais vraiment intéressé à la biologie. Pour faire simple, on étudie les principales aires cérébrales, les différentes mémoires, les structures impliquées dans la transmission synaptique, des choses de ce genre.

 

Ce soir, je suis allé au Monop'. Je voulais m'acheter des gants mais ils étaient pas terribles et ça me faisait suer de dépenser encore de l'argent...

 

Donc je suis descendu dans la  « zone alimentaire ». Leurs petits paniers à tirer m'énervent : le bras n'est pas assez long, je vais finir par y laisser une épaule !

 

Il n'y a jamais de Cristaline ! C'est la seule eau buvable ! J'ai acheté de la Vittel la dernière fois, je ne peux même pas la finir, je vais la jeter. C'est infect ! Et même la Cristaline a un goût bizarre ici. Je préfère l'eau de chez moi.

 

J'ai remarqué qu'il vaut mieux acheter plusieurs petits paquets de M&M's qu'un gros. Et ce que je sais, c'est que si vous cherchez une sucrerie bon marché, c'est vers les Twix qu'il faut se tourner. C'est 5 euros et quelques le kilo : c'est-à-dire au moins 3 euros de moins que les autres (Mars, Dragibus & co'). En plus, c'est plutôt bon !

Il y a une jeune fille qui est très jolie qui travaille au Monop'. En plus, elle est toujours très agréable. Je ne choisis pas ma caisse en fonction du monde qu'il y a mais à la tête de la personne et malheureusement il n'est pas rare qu'on nous demande de bien vouloir changer de caisse... Ce soir, j'ai refusé ! Je me suis dépêché de poser quelques courses sur le tapis et j'ai dit que c'était trop tard maintenant...

 

Il y a de plus en plus d'étudiants employés au Monoprix, c'est dingue. Faudrait vraiment que je songe à postuler mais le T-shirt Monoprix me rebute. Avant de me décider, je voudrais savoir si on est vraiment obligé de le porter.

 

Oh et en revenant de chez l'ostéo, j'ai eu affaire à un énergumène ! J'écoutais mon iPod, j'étais sur l'escalator et voilà qu'un homme d'une quarantaine d'années apparemment un peu attardé me demande l'heure... Je lui dis et montre que je n'ai pas de montre mais il insiste en marmonnant je ne sais pas quoi. Je pense alors à sortir mon portable, je lui donne l'heure. Je pensais qu'il allait me laisser mais non, il voulait écouter avec moi. Pfff, mon écouteur tout neuf sali par l'oreille d'un inconnu ! Il dit « ah, c'est de la musique classique ? » alors que ce n'était pas du tout de la musique classique mais j'imagine que pour lui il y a sa musique et tout le reste, c'est de la musique classique... On arrive au moment où il faut choisir son chemin... « Moi je vais porte d'Italie, on peut l'écouter ensemble dans le métro ? »

*Et merde, moi aussi je vais dans ce sens ! Comment je fais ?*

« Ah non, mince, c'est dommage, moi, je vais dans l'autre sens... »

« Merde ! Bah une prochaine fois alors ? »

« Avec plaisir... »

 

Alors j'ai été obligé de me taper une station en sens inverse et en plus de lui sourire et de lui faire coucou en attendant le métro vu qu'il était sur le quai juste en face (*coucou ! Oui... hein... euh... c'est bon... coucou ! Oui, coucou !!*). J'ai trouvé le temps long... Avec la chance que j'ai, j'ai eu peur de me retrouver dans le même métro que lui après que j'étais enfin dans le bon sens... Mais, heureusement, non.

 

Je marche déjà d'une façon assez particulière (en fait, comme un poulain qui vient de sortir du ventre de sa maman) mais alors sur les tapis roulants à Châtelet, c'est folklorique. Ça me donne mal au coeur et je suis projeté à deux mètres à l'arrivée.

 

Je vais aller au théâtre cette semaine. Je vous dirai le nom de la pièce une fois que je l'aurais vue. Et j'y retourne la semaine prochaine pour voir quelque chose dans un tout autre genre. Au cinéma, j'aimerais voir Les Herbes Folles, Mic-Mac à... , 2012 et Away we go. Mais il ne faut pas oublier que certains partiels auront lieu dès la semaine prochaine.

 

Une vidéo sur la communication non verbale :


 

En attendant, je vais tenter de m'endormir pour ne pas me rater demain matin !

 

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* Bonjour

08 novembre 2009

Kuka sinä olet ?

Il faut que ça s'arrête ! J'ai encore dépensé plein d'argent pour des vêtements mais en fait comme ils sont chers, ça fait beaucoup d'argent de dépensé mais pas de quoi s'habiller pendant bien longtemps...

 

Sinon, jeudi après une nuit blanche, je suis allé chez Lacoste car j'avais repéré des chaussures qui me plaisaient bien sur leur site. Malheureusement, il n'y avait pas ma pointure... J'ai donc pris une autre paire que je n'aurais jamais choisie si j'avais été « reposé ». Ce n'est pas du tout mon style et je les trouve moyennement jolies. Bon maintenant, je suis bien obligé de les mettre.

 

Samedi, j'y suis retourné pour m'acheter un polo et j'ai vu de nouvelles chaussures. J'ai d'abord essayé du 43 mais ça me paraissait trop grand... Le vendeur ne pouvait même pas donner son avis. Moi, je ne sais pas dire si la taille me va pas ou pas... Avant, c'était ma Maman qui appuyait sur l'extrêmité de la chaussure et qui me demandait « où tu arrives ? »... Finalement, j'ai pris du 42... Je suis rentré chez moi, je les ai chaussées et je suis allé visiter l'Apple Store qui vient d'ouvrir ses portes. J'avais besoin d'écouteurs pour mon iPod et d'un étui. Il y avait pas mal de monde forcément mais c'était respirable. Le magasin est épuré, il y a un « genius bar » où on peut venir avec son ordinateur pour poser des questions aux « spécialistes ». J'ai donc péniblement réussi à trouver des écouteurs et un étui (sauf que ce n'est pas le bon modèle !). Le vendeur a inauguré sa machine à encaisser portative avec moi, il était content. On paye directement auprès du vendeur... Il prend nos nom, prénom, adresse, mail et les trois derniers chiffres de notre carte bleue. On est censé recevoir la facture par mail mais je l'attends toujours... Il a dû mal la noter. Et je suis rentré le pied gauche en souffrance !

 

Sinon, je suis retourné dans la boutique sympa. J. est très sympathique, en fait, c'est lui qui dessine les vêtements. Il m'a montré ses croquis, il les fait fabriquer en Espagne dans des conditions très clean (j'ai vu des photos des ateliers). Au moins quand j'achète quelque chose ici, je suis sûr de ne pas faire travailler de petits Chinois.

 

Samedi, je suis allé dans le IX ème. C'est pas terrible comme arrondissement, je trouve... J'ai demandé à des flics où était la rue X alors qu'on était dedans ! Ridicule.

 

Je suis entré dans une boutique pour demander le prix d'une toile exposée en vitrine mais en fait c'était juste pour la décoration... Elle m'a quand même donné les références.

 

Bon et maintenant, je vais apprendre mon [finwa].

 

Ok, je vous mets un extrait de cours et sa "transcription" (sans respecter les conventions de L. MONDADA, je ne maîtrise pas encore assez).


podcast

Qu'est-ce que c'est qu'un ton ? C'est une euh

 

(Rires des étudiants)

 

Qu'est-ce que... ? pfff C'est vraiment...

 

(Rires)

 

C'est vraiment incroyable Mais je suis..., je suis je suis atterré, atterré (il rit !)

 

 

 

Alors un exemple... on vous dit c'est vrai qu'il y a des langues à ton

 

Qu'est-ce que ça veut dire une langue à ton (il rit) ?

 

(Rires des étudiants)

 

Par exemple, prenons deux segments...

 

05 novembre 2009

Minä olen kaksikymmentä vuotta*

 

Je ne vais pas vous parler du Dr House puisque je l'ai déjà fait dans mon commentaire sous l'article précédent. En revanche, je peux peut-être vous parler de mes relations avec les caissières du Monoprix.

 

Je vais au Monoprix quasiment tous les jours et toujours au dernier moment... d'ailleurs le vigile me connaît maintenant et attend que j'aie fini mes courses pour baisser le rideau de la sortie secondaire.

 

J'opte tout le temps pour la même caisse mais la caissière n'est jamais la même.

 

Il y a eu une étudiante... j'avais envie de parler alors j'ai fait semblant de l'avoir déjà vue quelque part : « Vous n'êtes pas en linguistick à la Sorbonne ? » et puis, il faut croire qu'elle avait sans doute aussi envie de parler, puisqu'elle m'a raconté sa vie. C'est incroyable le nombre d'informations qu'on peut transmettre en un nombre relativement réduit de phrases. Ses parents sont séparés, elle a un petit frère, une grande sœur, elle a fait une terminale L, elle travaille au Monoprix 15 heures par semaine pour pouvoir se payer les vêtements qu'elle veut, sortir, etc. Je sais pourquoi elle a choisi telle licence, comment est organisé son emploi du temps, etc.

 

Il y a une caissière que j'ai vu deux fois deux jours différents mais à chaque fois dans une situation conflictuelle. Une cliente insistait pour que son paquet de gâteaux soit encaissé (alors qu'à l'étage, les produits alimentaires ne sont pas autorisés), ça a bien duré un quart d'heure. Il a fallu appeler la responsable qui a dit à la caissière que ça ne servait à rien de la déranger pour ça puisque de toute façon, il n'est pas possible de faire autrement. Elle avait les larmes aux yeux. Et une autre fois elle se faisait engueuler parce qu'elle prenait trop de temps pour plier les vêtements et les mettre dans les sacs.

La première fois, je lui ai demandé si ça arrivait souvent que des clients insistent pour que soient encaissés des articles qui n'ont pas lieu de l'être à cet endroit. Elle a compris le message implicite de ma phrase (i.e « Vas-y, tu peux vider ton sac ma cocotte, je suis de ton côté ») et elle ne s'est pas censurée. La deuxième fois, elle m'a reconnu (ça m'a fait plaisir) et je lui ai demandé si ça se passait bien, s'il n'y avait pas eu d'autres incidents. De nouveau, j'ai bien senti que l'intérêt que je lui manifestai(s?) lui a fait du bien. Elle m'a l'air tellement mal. J'étais à deux doigts de lui proposer de venir passer des vacances à la campagne. Quand je suis lancé, je ne sais plus m'arrêter !

 

Plus récemment une femme qui avait des attèles aux poignets. Elle m'a demandé si je pouvais l'aider à mettre les articles dans les sacs. Je ne comprends même pas qu'on ne laisse pas les clients faire ça eux-mêmes. Bien sûr, je l'ai fait. Et je lui ai demandé ce qu'elle avait. J'ai encore reçu plein d'informations : polyarthrite aiguë, a vu plusieurs spécialistes, la direction du Monop' se croit au-dessus des lois, est obligée de travailler le samedi malgré les recommandations écrites des médecins, habite dans le 92.

 

Et enfin, une exception : une conne ! Je lui dis « bonsoir » elle me répond « quoi ? ». Je répète « bonsoir », elle répond un tout petit riquiqui « bonsoir » forcé. Je tends ma carte Monop' pendant plusieurs secondes... elle la regarde mais ne la prend pas... Je lui demande donc : « Vous n'en voulez pas ? », elle me l'arrache des mains, la scanne et la jette. Le sac, même pas elle te le tendrait ; le ticket de caisse même pas elle le poserait dans ta main tendue ! Je n'ai même pas pris la peine de dire au revoir, j'étais un peu agacé et la prochaine fois je ne me gênerai pas pour lui faire remarquer qu'elle pourrait être plus agréable.

 

J'hésite aussi à aller me plaindre parce que de nombreuses étiquettes de produits sont coupées de telle sorte qu'on ne peut pas voir le prix au kilo qui est l'information la plus pratique pour comparer plusieurs produits entre eux. Ça ne m'étonnerait pas que ce soit fait exprès. Et si on m'envoie bouler, je pense que la DGCCRF qui se montre toujours très réactive sera ravie d'être informée.

 

Dernièrement, j'étais un peu choqué par la façon dont le chef (chef de j'sais pas de quoi mais en tout cas un supérieur à en croire ses vêtements et sa façon de parler et on en vient à la langue qui façonne le contexte et au contexte qui façonne la langue, Malino--wski) s'est adressé à un de ses employés (qui, au vu de sa tête, ne comprenait peut-être que trois mots sur dix) qui n'a pas mis les Kinder Bueno au bon endroit dans le rayon. Il aurait pu lui dire que c'était une merde qu'il l'aurait fait.

 

Je me retrouve toujours à « communiquer » avec une Grand-Mère dans le rayon fromage, c'est dingue. Par exemple, une dame prend un crottin de chèvre, le regarde puis le repose. Je me suis dit que c'était une bonne occasion pour initier une conversation : « Euhm (fonction phatique du langage) vous pensez qu'ils ne sont pas bons ? »

Elle sourit. « Si, ils m'ont l'air pas mal. Je regardais la date car, vous savez, à mon âge, je mange très peu et tout se perd très vite. »

 

On y croise souvent des amoureux type bobos qui sont vraiment magnifiques, des gravures de mode, ce qui m'oblige à passer cinquante mille fois dans le même rayon pour profiter le plus longuement possible de cette belle vision. J'aurais vraiment aimé être beau (vraiment beau, pas à moitié !).

 

Et on y croise aussi des couples de gays très stéréotypés. Sur les deux, il y en a toujours un qui chipote pour choisir un article (quand je dis chipote, c'est qu'il lit la liste des ingrédients, qu'il regarde la date, vérifie le pourcentage de matières grasses, etc.) et l'autre qui n'en a rien à faire mais qui fait semblant d'écouter pour ne pas se faire engueuler. Et en plus, c'est toujours celui-là qui est responsable du chariot/du panier.

 

Lundi, je suis allé chez le coiffeur. Je vais chez Biguine dans le quartier où j'étais avant parce que j'avais bien aimé le résultat. C'était un homme à l'époque. J'y suis retourné une deuxième fois, j'ai demandé à ce que ce soit lui mais je ne sais pas, il devait pas être en forme, ça me plaisait pas. Mais ça n'empêche pas qu'il a un sacré coup de ciseaux. Et puis lundi, je pensais de nouveau demander à ce que ce soit lui mais finalement, c'est une fille qui s'est occupé de moi et comme elle était jolie et gentille j'ai pris sur moi. J'ai essayé d'établir une communication (c'est à cause de mes « profs d'oral », ils nous disent qu'il faut qu'on parle et qu'on écoute à chaque fois que l'occasion se présente, c'est-à-dire tout le temps) : je lisais Gala, je crois. Ou Paris Match et sur la couverture, il y avait Rachida Dati et son bébé. La coiffure de Rachida Dati était bizarre, moche à mon goût alors j'ai dit : « Euhm (faudrait que je trouve aut' chose) c'est affreux comme coiffure ça (je pointe du doigt Rachida Dati), non ? ». Comme elle était très concentrée et que mon introducteur était un peu trop court, j'ai été obligé de répéter. (Et quand on répète, la fonction phatique du langage disparaît quasiment systématiquement puisqu'a priori on est sûr que la communication est convenablement établie). Ça l'a amusée. Elle a dit : « Oui. (Regardant la couverture) C'est bizarre derrière. » Ça s'est arrêté là. Pourquoi ? Je pense que 1. comme elle débute, elle avait besoin d'être concentrée ; 2. nos âges étaient sans doute trop proches, ça peut créer un petit malaise.

Je lui ai donné un euro de « pourboire ». Je me suis demandé a posteri si c'est vraiment poli de donner seulement un euro. Vaut peut-être mieux ne rien donner, en fait. Qu'en dites-vous ?

 

Là, je vais tenter de fermer les yeux car demain matin, je dois impérativement me lever pour faire chauffer la CB à moins que les chaussures que j'ai repérées sur Internet ne soient pas disponibles dans le magasin.

Et après-demain, il faudra que je me mette dans le crâne que je ne suis pas riche et qu'il faut que j'arrête d'aller dans des boutiques où « c'est cool, le vendeur il est super dévoué ». Oh oui, parce que je vous ai pas dit, il y a une boutique typique bourges de droite (un préjugé à détruire !) que je trouve très bien. La première fois que je suis entré, je cherchais de quoi m'habiller pour la rentrée, au lieu de regarder un peu les prix (même si je me doutais que c'était pas donné et de toute façon c'est jamais affiché très explicitement...), j'ai limite fait une psychanalyse avec le « vendeur » (« aaah je me sens moche je sais pas m'habiller aidez-moi ») et comme il a été professionnel gentil (« vous êtes mince », « vous... » bon etc.), je me suis laissé faire. Il m'a habillé, j'étais ravi, j'ai tout pris. Ma CB n'a pas biper alors depuis ce jour-là, je me crois riche. Par contre, je ne veux pas relever le col de mon polo comme « eux » le font. C'est sûr qu'il y a un motif sympathique qui apparaît si on le relève mais bon... La dernière fois, en revanche, j'ai pris un truc moins cher (70 euros seulement...) mais c'est très sympa. En plus maintenant, je fais partie du groupe Facebook et je suis même invité à la super soirée de décembre (à laquelle je n'irai bien entendu pas car ça ne me dit rien du tout et que j'aurais l'air tache de toute façon car je ne sais même pas crâner) et je suis « ami » avec le vendeur que je pourrai sans doute appeler par son prénom maintenant (je suis sûr qu'il va me dire ça demain).

 

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Oh et mince je voulais aussi vous parler de la petite Anglaise chez qui je suis allé parce que j'avais aperçu des marinières mais elle n'en avait plus à ma taille, elle a été très gentille, elle m'en a commandé une donc, par politesse, il faudrait quand même que j'aille l'acheter dans les jours à venir. Mais ça fait cher le bout de toile ! 54 euros, je crois.


Je pense que je vais postuler au Monop' !

 

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* J'ai vingt ans.

 

04 novembre 2009

Minä puhun ranskaa.

Pfiou, j'ai enfin Internet ! J'y croyais plus... Ce matin, j'étais en train de dessiner l'odeur d'un coton-tige en cours de sémio quand le livreur UPS tentait de m'appeler, ça m'a complètement déconcentré, je n'écoutais plus rien. Il faut dire que rester attentif après une matinée 8-14 sans interruption, c'est dur dur.

Je suis ravi de ma licence, c'est vraiment merveilleux, je me sens ami avec les cours. J'sais pas... c'est comme si la linguistique m'aimait bien ! En droit, c'était pas ça... c'est anguleux le droit, ça pique, c'est pas très confortable. La linguistique, c'est comme un nuage ou du coton. Et ça fait dire des trucs bizarres.

Ça modifie complètement notre regard sur l'écrit, l'oral, les langues, etc. Et ce que je peux vous dire, c'est qu'on n'est pas très tendre avec l'anglais dans cette licence... C'est un tueur de diversité. Or, la diversité, c'est vraiment quelque chose de capital. Je me demande si je ne vais pas d'abord essayer de résumer un peu dans les articles à venir quelques idées reçues qu'on a sur les langues dont il faut être capable de se débarrasser.

Vous ne m'entendrez plus parler d'orthographe... je suis contre les jugements normatifs. ;-)

Par contre, je suis pas contre les jugements de personnes ! Il faudra bien que je me défoule un peu ici parce qu'il y a tellement d'accumulation de petits agacements du quotidien que la machine est parfois très bouillante et qu'elle est à deux doigts d'exploser.

Déjà, je me suis fait une ennemie. C'est très involontaire. Je crois surtout qu'elle a mal interprété mes propos et/ou mon comportement. Nous avons des cours d'informatique obligatoires (il semblerait que ce soit depuis la réforme Pécresse dont je parlerai un peu aussi!) et il faut rendre chaque semaine un devoir qui est noté. Le premier devoir consistait en des mises en pages, des petites manipulations assez basiques sur un traitement de textes gratuit (writer pour ne pas le nommer) et le nombre de postes étant assez limité, j'étais avec une fille (dont je me serais bien passée, c'est sûr) pas très habile avec l'ordinateur. Donc, nous commençons les exercices du devoir en classe. Jusque là, tout va bien puisqu'elle profite de ma petite maîtrise de base du traitement de texte mais ensuite il faut bien sûr continuer chez soi et elle voulait absolument qu'on se retrouve en salle informatique pour terminer ça sauf que les horaires qu'elle me proposait ne me convenaient pas (elle a même osé me demander : "mais qu'est-ce que tu comptes faire chez toi à cette heure-là ?" j'ai trouvé ça un peu agressif et malvenu) donc je lui ai dit : "mais quel est le problème si je continue de mon côté et toi du tien puisque rien ne nous oblige à le rendre ensemble ?" et au lieu de me dit clairement qu'elle avait besoin de mon aide pour faire les exercices, elle s'embrouillait dans des explications complètement ridicules donc je lui ai dit qu'à la rigueur, je pourrais lui passer ma clé USB et elle envoie les documents tout en précisant que ça n'allait pas être très utile pour elle car elle n'allait rien apprendre eh bien figurez-vous que depuis ce temps elle m'ignore complètement et, comme elle est un peu immature, elle dit même parfois "bah demandez à max" quand un enseignant sollicite la participation d'un étudiant.

Bon de toute façon, ça m'arrange car elle se mettait à côté de moi alors que je m'organisais pour privilégier la venue de certaines autres personnes, elle me parlait beaucoup pour dire des choses idiotes, c'était très lassant... personnellement je ne peux pas souffrir qu'on me parle pendant un cours alors que je suis très concentré sur le raisonnement qu'est en train de tenir un  professeur et qu'on me coupe dans ma concentration pour me dire "et au fait, on a cours dans quelle salle demain ?" ou "t'as pas une feuille ?" (ça, on m'a pas encore demandé, en fait !) ou "il a dit quoi juste après 'le linguiste est...' ?" ! C'est à devenir fou. Alors je ne réponds jamais... je dis "euuuuuh" en espérant que la personne se dise "ah mais oui je suis bête, il était en train d'écouter" mais  je doute de l'efficacité de cette technique. Le mieux est encore de prendre les cours sur l'ordinateur car ceux qui sont à côté de toi peuvent regarder directement ce qui les intéresse sans solliciter de déplacement de bras qui coupe également la concentration et il n'y a pas d'objet sur la table qui pourraient encourager un raisonnement de type "trousse donc cartouche", "pochette donc feuille". L'ordinateur permet d'avoir un espace de travail très dégagé, on est plus en paix avec soi-même et les autres et en plus de ça, on peut prendre de façon très efficace le cours. On peut même l'enregistrer quand la salle est correctement isolée. Mais comme j'ai beaucoup de cours qui se passent à la Sorbonne, l'acoustique des salles n'est pas vraiment optimale.

Vendredi soir, je suis allé sur les Champs (Élysées) mais je vais dire Champs maintenant parce que je suis Parisien au Virgin. Il était assez tard parce que je finis les cours après vingt heures et c'était bizarre cette impression d'être chez soi, de reconnaître des détails, le même sdf toujours assis en face du Quick, le vigile du Monop' qui n'a pas changé, la pharmacienne de la pharmacie anglaise, l'imitateur de sifflets d'oiseaux vers la FNAC, etc. J'avais fait une liste de livres que je voulais acheter mais ils n'avaient rien de tout cela... alors j'ai acheté des Que sais-je que je n'avais pas prévu d'acheter initialement (il y en a un sur la pragmatique, un sur la naissance du français et un autre sur l'histoire de l'enseignement) et j'ai aussi acheter du coup autre chose : le dictionnaire historique de la langue française  sous la direction d'Alain REY. Je me souviens que Geooorges en avait parlé et c'est vrai que le boîtier est vraiment étroit, il faut lutter pour parvenir à sortir un volume du carton ! C'est très mal fait. Tout ça pour dire que le Virgin Méga, c'est bien parce que ça ferme tard mais il y a pas beaucoup de références très pointues. Mais bon mes chèques CADO ne marchent pas dans d'autres endroits plus intéressants. Il y avait une espèce de concert à l'étage, c'était inaudible... je ne sais même pas qui a pu se déplacer pour venir écouter mais c'était de vraies casseroles. À la caisse, c'est un insolent qui m'a accueilli, je l'ai trouvé assez désagréable car il y avait beaucoup de bruit et j'entends quand même assez mal pour mon âge et peut-être que parfois je dis "comment ?" sur un ton bizarroïde mais ça n'empêche pas qu'il a (...) bon bref je m'égards, ma pensée n'est jamais très ordonnée, ça on le sait.


Est-ce que je vous ai dit que j'apprends une nouvelle langue ? J'ai un peu peur de trop en dire car je vais finir avec tous les gens de la fac qui naviguent sur Internet et les profs qui doivent sans doute passer beaucoup de temps sur Internet quand on voit la rapidité avec laquelle ils répondent aux mails, mettent les documents sur Internet... c'est un peu inquiétant, il faudra peut-être même que je déménage et que je change un peu mon prénom ou je ne sais pas quoi... Bon toujours est-il que j'apprends le fi n nois (on va l'écrire comme ça, ça va éviter la "googlisabilisation"...) avec une F i nnoise qui n'a pas 20 ans mais qui est très charmante (je suis bien sûr sensible aux charmes des femmes qui sont relativement plus âgées que moi), très élégante, toujours très bien vêtue. Donc le finnois (donc on ne dit pas finlandais bien sûr) est une langue très différente de ce qu'on a l'habitude d'apprendre parce que ce n'est pas une langue indo-européenne mais une langue finno-ougrienne et on ne peut pas deviner les mots par transparence, c'est vraiment autre chose. Le titre de mon article, c'est du fi nnois et ça veut dire "je parle français". Pour dire "je suis français", on dit "minä olen Ranskaleinen". Il y a beaucoup de cas en finnois, plus de dix ! Donc à la fois très compliqué mais aussi très pratique car ça implique une précision dans la langue qui n'est pas commune. J'en reparlerai peut-être prochainement...


Je vais peut-être m'arrêter là pour ce soir car je crois que ça va être un peu long et pénible à lire pour cette reprise, il faut que je vous ménage un peu. Peut-être que je pourrais vous parler un peu aussi de mon quartier car je vis dans le 4ème arrondissement et c'est quand même un endroit très sympathique, c'est très villageois comme ambiance. En tout cas, ça n'a rien à voir avec le 8ème côté Champs. Il y a plein de bobos à Saint-Paul. C'est un nid à bobos, on peut dire.

Bien, je vous dis à la prochaine les enfants.

 

PS : je vais seulement rajouter que j'ai un peu répondu aux commentaires dans l'article juste en-dessous.